Vivendi réduit son endettement net au premier semestre 2025
Vivendi annonce une amélioration de ses résultats financiers pour le premier semestre 2025, marquée par une réduction de 805 millions d'euros de son endettement financier net.
Performance financière au premier semestre 2025
Au premier semestre 2025, Vivendi a enregistré une augmentation de 8 % de son chiffre d'affaires, atteignant 145 millions d'euros, soit une amélioration de 11 millions d'euros par rapport à la même période en 2024. Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) s'est élevé à 18 millions d'euros, une progression notable de 47 millions d'euros par rapport au premier semestre de l'année passée. Le coût des ventes a baissé à 101 millions d'euros, contre 106 millions d'euros l'année précédente. Quant aux charges administratives et commerciales, elles ont diminué à 87 millions d'euros, contre 99 millions d'euros au premier semestre 2024. Le groupe a également affiché un bénéfice net, part du groupe, de 30 millions d'euros, bien qu'en recul par rapport à 159 millions d'euros enregistrés pour la même période l'an dernier.
Réduction de l'endettement et réorganisation stratégique
Vivendi a considérablement réduit son endettement financier net, qui s'établit à 1,8 milliard d'euros au 30 juin 2025, contre 2,6 milliards d'euros à la fin de l'année 2024. Cette réduction résulte principalement de la cession de la quasi-totalité des titres TIM, ce qui marque le désengagement de Vivendi du secteur des télécoms, ainsi que de l'acquisition de titres Lagardère. Par ailleurs, la cooptation de Bernard Osta au Conseil de surveillance a été annoncée, remplaçant Philippe Labro. Ces développements font partie des efforts de Vivendi pour optimiser son portefeuille de participations et se recentrer sur ses activités principales dans les contenus, médias et divertissements.
Enquête de la Commission européenne et implications réglementaires
La Commission européenne a ouvert une procédure d'enquête pour vérifier si Vivendi a enfreint certaines obligations lors de l'acquisition de Lagardère. Le 18 juillet 2025, Vivendi a reçu une communication de griefs concernant la mise en œuvre anticipée de cette opération, avant autorisation et notification. Cette étape marque le début de la phase contradictoire, où Vivendi pourra présenter ses arguments. La Commission envisage potentiellement d'imposer des amendes pouvant atteindre jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise. En parallèle, une décision de l'Autorité des Marchés financiers, requérant une offre publique de retrait par Bolloré SE, est en cours de recours devant la Cour de cassation, avec une audience prévue pour novembre 2025.