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Immobilier tertiaire : des investissements records en 2019

Si les transactions dans l'immobilier résidentiel ancien se sont envolées en 2019, les marchés des bureaux et commerces s'orientent également vers des records. Le retour des investisseurs internationaux soutient cette dynamique.

Temps de lecture : 2 minute(s) - Par | Publié le 19-12-2019 14:21, Mis à jour le 06-01-2021 14:25
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L'immobilier de bureaux vers un record historique

Le marché de l'immobilier d'entreprise devrait atteindre une année record en France, « dépassant le seuil historique de 34 milliards d'euros investis » selon Olivier Ambrosiali, en charge du pôle Vente et Investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France. Un fait marquant dans un climat européen atone.

En Ile-de-France, le niveau de ventes de bureaux devrait être exceptionnel cette année, avec 38 des 54 transactions enregistrées à plus de 100 millions d'euros. D'après le cabinet Knight Franck, le seul quartier des affaires de la Défense devrait atteindre 3,5 milliards d'euros d'investissement, porté par des acquisitions emblématiques comme celles des tours Eqho et W, deux opérations à plus de 300 millions, et celle de la tour Majunga rachetée pour 910 millions d'euros.

A Paris intra-muros, ce sont deux achats à plus d'un milliard d'euros qui soulignent l'attrait de la capitale pour les investisseurs. Parmi elles, l'acquisition par Primonial et Samsung SRA de l'immeuble Lumière, le plus grand ensemble d'immobilier de bureaux de la capitale. Le marché parisien est porté par une demande soutenue et des taux de vacances très bas, notamment dans son quartier central des affaires (1,4%). Conséquence, les loyers s'envolent, certains atteignant des niveaux moyens historiques.

En Province, le volume d'investissement a triplé en 5 ans dans les 6 grandes villes que sont Aix-Marseille, Bordeaux, Lyon, Nantes, Lille et Toulouse, passant de 1,3 milliards en 2014 à 3,7 milliards en 2019. Les nouveaux quartiers d'affaires de la Part-Dieu à Lyon, l'Euroméditerranée à Marseille et la gare Matabiau à Toulouse sont particulièrement prisés.
Selon CBRE, ces villes représentent à elles seules 80% des transactions effectuées en région. La moitié des ventes a cependant lieu dans le neuf, les locataires se désaffectionnant des bureaux anciens souvent obsolètes.

L'achat d'un bureau ou d'un commerce ne s'improvise pas, que ce soit pour y établir son activité ou investir. Pour être accompagné au mieux dans toutes les démarches et notamment l'analyse du marché, un spécialiste de la vente ou location de biens immobiliers pour les entreprises peut vous accompagner.



L'immobilier commercial rebondit

Bien que le poids de l'immobilier commercial n'ait cessé de diminuer depuis environ 5 ans, 2019 devrait être une très bonne année, voire l'une des 5 meilleures historiques. « Après 4,7 milliards en 2018, près de 5 milliards devraient être investis sur le marché français des commerces en 2019, soit une hausse de 11 % par rapport à la moyenne des dix dernières années. Les volumes pourraient même dépasser les cinq milliards d'euros car quelques grandes opérations sont en cours de finalisation » explique Antoine Grignon, directeur du département Commerces chez Knight Frank France<:I>.

Comme dans l'immobilier de bureaux, des opérations emblématiques ont particulièrement dynamisé l'activité. Les ventes supérieures à 100 millions d'euros constituent à elles seules environ 50% des volumes, dont l'emblématique futur Nike des Champs Elysées vendu à Norges Bank. Les rues commerçantes constituent le marché le plus investi, tout comme les boutiques de luxe de la capitale.

En province, les grandes métropoles restent privilégiées. Lyon arrive en deuxième position des villes les plus investies, avant Bordeaux, Cannes et Marseille. Le marché des centres commerciaux, quelque peu boudé en 2018, est également en hausse avec près d'un milliard d'euros investis cette année, notamment par des institutionnels. Sur ce segment, les villes moyennes restent cependant sur la touche, les enseignes qui s'y implantent subissant un ralentissement de la fréquentation des consommateurs.

« Comme pour les autres typologies d'actifs, les fondamentaux sont scrutés avec d'autant plus d'attention que les mutations de la consommation s'accélèrent et bouleversent les formats de distribution. S'il peut ralentir les prises de décision, ce travail d'analyse est le prix à payer pour assurer le succès des opérations, et ainsi pérenniser l'engouement des investisseurs pour l'immobilier de commerce », indique Antoine Grignon.


Le retour des investisseurs internationaux

Fait notable de l'année, le retour des investisseurs internationaux. Ceux-ci représentent 43% du volume des transactions sur le marché de l'immobilier d'entreprise. Les sud-coréens sont particulièrement actifs (19%). Selon JLL, Paris est même devenu le « premier marché du monde ciblé par les flux d'investissement internationaux », dépassant le Royaume-Uni et la place de Londres toujours embourbé dans un Brexit qui n'en finit pas. Si l'on considère le montant des capitaux investis, la capitale française trône désormais à la deuxième place mondiale derrière New York et devant Séoul.



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A propos de l'auteur
Caroline Courvoisier est titulaire d’un master de Gestion de patrimoine et a suivi des formations économiques et financières spécialisées dispensées par l’université de New York (Real Estate Finance) et l’INSEAD (spécialisation « blockchain revolution in financial services »). Elle a travaillé 10 ans dans l’univers du financement et de la gestion de projets immobiliers avant de se consacrer au journalisme économique.
Linkedin Caroline Courvoisier



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