Action L'Oréal : repli de 6,7 % en clôture après des ventes trimestrielles inférieures aux prévisions
Le géant français des cosmétiques a enregistré mercredi l'une des plus fortes baisses du CAC 40. Le titre a clôturé à 371,35 euros, en recul marqué par rapport à la veille. Cette correction intervient au lendemain de la publication des résultats du troisième trimestre 2025, qui n'ont pas répondu aux anticipations du marché. La dynamique commerciale observée sur la période juillet-septembre reste en deçà de l'accélération attendue par les analystes pour le second semestre.
À la clôture de ce mercredi 22 octobre, l'action L'Oréal affiche un cours de 371,35 euros, soit un repli de 6,7 % par rapport à la veille où le titre évoluait à 398 euros. Cette baisse contraste nettement avec l'évolution du CAC 40, qui limite son recul à 0,63 % sur la même journée à 8 206,87 points. La rotation du capital s'établit à 0,2 %, témoignant d'une intensité d'échanges relativement modérée malgré l'ampleur du mouvement. Sur une semaine, le titre affiche encore une progression de 0,77 %, tandis que sur trois mois, la performance reste positive à 2,39 %. À l'échelle annuelle, L'Oréal gagne 2,1 %, performance qui demeure toutefois inférieure à celle du CAC 40 sur la même période, lequel progresse de 8,9 %. Le seuil de résistance à 398 euros, testé mardi, a été rompu à la baisse mercredi, tandis que le support technique se situe désormais à 362 euros, niveau vers lequel le titre se rapproche.
Ce mouvement baissier fait suite à la publication, mardi soir, des résultats du troisième trimestre 2025. L'Oréal a dévoilé un chiffre d'affaires de 10,33 milliards d'euros, en hausse de 4,2 % à données comparables. Si cette croissance marque une accélération par rapport aux trimestres précédents, elle reste en deçà du consensus des analystes, qui tablait sur une progression de 4,7 %. Sur les neuf premiers mois de l'année, le groupe affiche une croissance de 3,4 % à données comparables, portant le chiffre d'affaires cumulé à 32,80 milliards d'euros. Le directeur général Nicolas Hieronimus a souligné la reprise progressive des deux principaux marchés du groupe, les États-Unis et la Chine continentale, tout en adoptant un discours prudent sur les perspectives. Les commentaires de la direction ont déçu les investisseurs, qui attendaient une visibilité accrue pour le quatrième trimestre, période stratégique avec les fêtes de fin d'année aux États-Unis et la journée des célibataires en Chine. Le groupe mise sur son plan de stimulus beauté, qui a contribué à hauteur de 70 points de base à la croissance du troisième trimestre, pour soutenir la dynamique commerciale d'ici la fin de l'année.
Sur le plan technique, le titre évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours, qui se situe à 385,32 euros, mais demeure légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours établie à 368,93 euros. L'indicateur RSI ressort à 74, signalant une zone de surachat avant le repli de ce mercredi. Le MACD présente une ligne principale à 2,14 et une ligne de signal à -1,50, avec un histogramme positif à 3,64. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 356,46 euros pour la borne inférieure et 395,72 euros pour la borne supérieure. La volatilité sur un mois s'établit à 5,99, tandis que le bêta du titre, particulièrement faible à 0,03, illustre une sensibilité limitée aux variations de l'indice de référence. L'Average True Range ressort à 4,76, reflétant l'amplitude moyenne des mouvements récents.