Action Pfizer : recul de 3,41 % après ajustement de ses prévisions
L'action Pfizer a fermé en baisse de 3,41 % à 25,53 dollars mardi à la Bourse de New York, au lendemain d'une annonce d'ajustement de ses objectifs de revenus. Le laboratoire américain a revu à la baisse son guidance pour 2025 et dévoilé des perspectives 2026 moins dynamiques que prévu. Ce recul intervient dans un contexte de marché américain légèrement haussier, le S&P 500 progressant de 0,36 % sur la même séance.
Le titre s'est contracté dans un volume d'échanges conséquent, avec 110,9 millions de titres négociés, représentant 1,95 % de la capitalisation boursière du groupe. Cette intensité des transactions reflète une réaction rapide du marché aux annonces financières du groupe. Sur une plus longue période, la performance reste modérée : l'action n'affiche qu'une progression de 0,79 % sur la semaine écoulée et de 1,11 % depuis un an, une trajectoire bien en retrait de celle du S&P 500, qui a gagné 18,33 % sur douze mois. Cette divergence de performance souligne la sous-performance relative du titre pharmaceutique face à l'indice de référence américain.
Pfizer a révisé son objectif de chiffre d'affaires 2025 à environ 62 milliards de dollars, resserrant ainsi sa fourchette initiale de 61 à 64 milliards annoncée en début d'année. Plus significatif encore, le groupe anticipe un recul de son activité l'année prochaine, avec des revenus attendus entre 59,5 et 62,5 milliards de dollars pour 2026. Cette perspective décevante s'explique notamment par un repli attendu des produits liés au Covid-19 (Paxlovid et Cominarty), qui devraient générer seulement 5 milliards de dollars en 2026 contre 6,5 milliards en 2025. À cela s'ajoute l'impact annuel d'environ 1,5 milliard de dollars lié à la perte d'exclusivité de certains produits majeurs, confirmant les défis structurels du groupe dans les années à venir. Le bénéfice par action dilué et ajusté devrait également reculer, passant d'une fourchette de 3 à 3,15 dollars en 2025 à 2,80 à 3 dollars en 2026.
Sur le plan opérationnel, les frais administratifs devraient diminuer de 13,1-14,1 milliards en 2025 à 12,5-13,5 milliards en 2026, tandis que les dépenses de recherche et développement s'accélèrent légèrement entre 10-11 milliards et 10,5-11,5 milliards. Cette réorientation des charges illustre la stratégie de réalignement des coûts du groupe tout en maintenant les investissements dans l'innovation. Malgré ce repli court terme, les perspectives de croissance post-perte d'exclusivité restent au cœur de la stratégie du laboratoire.