L'action Teleperformance a affiché un rebond de 2,18% lundi en clôture, franchissant brièvement le cap des 59 euros. Ce sursaut intervient dans un contexte de fragilité durable, le titre restant marqué par une chute de plus de 37% sur un an et par des résultats trimestriels mitigés publiés en début de semaine. Le titre a fermé à 59,04 euros, gagnant 1,26 euro par rapport à la séance précédente. Cette progression reste cependant mesurée au regard des volumes d'échanges : seulement 0,35% du capital a circulé, reflétant une liquidité contenue. Le CAC 40 a progressé de 1,32% sur la même journée, surpassant légèrement la performance de Teleperformance. Sur une perspective plus large, le bilan demeure dégradé. En douze mois, l'action a reculé de 37,64%, creusant davantage l'écart avec l'indice parisien, en hausse de 9,77% sur la même période. Sur trois mois, le titre a cédé 16,04%, tandis que la dernière semaine a enregistré une baisse de 4,71% avant ce léger rebond de fin de journée. Le dénivellement devient criard : quand le marché large prospère, Teleperformance s'enfonce. Teleperformance a publié le 5 novembre son chiffre d’affaires du troisième trimestre 2025, accueillie sans enthousiasme par les investisseurs. Le titre a perdu plus de 8 % le lendemain, signe d’un marché inquiet face à un environnement encore volatil. Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 7,62 milliards d’euros, en hausse limitée de +1,5 % à données comparables. Les activités « core services » progressent de +3,9 % au troisième trimestre, portées par la zone Europe, MEA et Asie-Pacifique, tandis que les « services spécialisés » restent pénalisés par la fin d’un contrat majeur dans la gestion des demandes de visa aux États-Unis.Dans ce contexte, Teleperformance a révisé à la baisse ses objectifs annuels, visant désormais une croissance organique comprise entre +1 % et +2 % et une marge d’EBITA courant entre 14,7 % et 15 % à taux de change constants, contre 15–15,1 % précédemment. Le groupe anticipe par ailleurs un cash-flow net disponible d’environ 900 millions d’euros sur l’exercice, hors éléments non récurrents. Cette prudence reflète un environnement commercial plus difficile, notamment aux États-Unis, malgré la montée en puissance des solutions de back-office et des outils augmentés par l’intelligence artificielle. Sur le plan technique, l'action demeure prisonnière d'une configuration fragile. Le titre évolue actuellement sous sa moyenne mobile à 50 jours, fixée à 63,77 euros, lui-même situé bien au-dessous de la moyenne à 200 jours établie à 82,22 euros. L'indice de force relative (RSI) s'affiche à 35, pénétrant la zone de survente et témoignant d'une pression vendeuse persistante. Le MACD continue de signaler une dynamique baissière, sa ligne principale restant négative à -0,96. Pour un redressement technique plus affirmé, le titre devrait franchir la résistance des 67,64 euros, un seuil clé susceptible de valider un éventuel retournement. En cas de poursuite de la faiblesse, le support des 57,78 euros constitue un palier d'approche. Les Bandes de Bollinger, avec leur limite inférieure à 58,53 euros et leur limite supérieure à 68,22 euros, encadrent l'intervalle actuel de cotation.