Action TF1 : le titre chute de plus de 7 % après des résultats annuels en retrait
L'action TF1 subit une forte correction ce vendredi 13 février, reculant de plus de 7 % à 7,375 euros en matinée. La publication des résultats annuels 2025, révélant un chiffre d'affaires en baisse dans un environnement publicitaire difficile, pèse sur le cours, tandis qu'Oddo BHF a abaissé son objectif de cours sur la valeur.
Un chiffre d'affaires 2025 en recul qui sanctionne le titre en Bourse
Le groupe TF1 a dévoilé ce vendredi ses comptes annuels 2025, faisant état d'un repli de 2,5 % de son chiffre d'affaires consolidé, à 2 297 millions d'euros. Cette contraction s'explique principalement par la dégradation du marché publicitaire, ressource essentielle du premier groupe audiovisuel privé français. Le groupe indique néanmoins avoir atteint l'objectif de marge opérationnelle révisé pour ses activités et affiche un excédent financier net en progression.
La réaction du marché est sans appel : le titre perd 7,17 % par rapport à la clôture de la veille, à 7,375 euros, portant la baisse hebdomadaire à 9,4 %. Sur trois mois, le recul atteint désormais 8,61 %, tandis que la performance sur un an ressort à -5,99 %. Le cours est passé nettement sous son support technique situé à 7,80 euros et évolue désormais bien en deçà de ses moyennes mobiles à 20, 50 et 200 jours, respectivement positionnées à 8,03, 8,10 et 8,37 euros, ce qui traduit une nette dégradation de la tendance à court et moyen terme.
Oddo BHF réduit son objectif de cours tout en conservant un avis neutre
En parallèle de la publication des résultats, Oddo BHF a révisé à la baisse son objectif de cours sur TF1, le ramenant de 11,00 à 10,00 euros, tout en maintenant sa recommandation à « neutre ». Malgré cet ajustement, l'objectif du bureau d'études laisse entrevoir un potentiel de revalorisation d'environ 35 % par rapport au cours actuel de 7,375 euros, ce qui reflète un décalage significatif entre la valorisation de marché et l'estimation fondamentale retenue par l'analyste.
Le contexte sectoriel demeure un facteur déterminant. Le marché publicitaire français, dont dépend fortement le modèle économique du groupe, reste sous pression, ce qui pèse sur la visibilité des revenus. Le faible beta de 0,17 du titre signale une sensibilité historiquement limitée aux fluctuations générales du marché, mais la volatilité mensuelle de 5,64 % témoigne d'une nervosité accrue ces dernières semaines autour de la valeur, accentuée par la publication du jour.