Le quatrième module de service européen (ESM-4) d'Airbus est prêt à être expédié au centre spatial Kennedy de la NASA en Floride, selon un communiqué de l'entreprise. Le module de service européen (ESM-4), construit par Airbus pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA), est un élément clé de la mission Artemis IV de la NASA. Ce module doit être intégré au module de l'équipage Orion après son arrivée au centre spatial Kennedy de la NASA en Floride. Il fournira les moteurs, l'énergie, le contrôle thermique, ainsi que l'eau et l'oxygène nécessaires aux astronautes. Le module est installé sous le module de l'équipage pour former, ensemble, le vaisseau spatial Orion. Thales Alenia Space Italia a développé le système de contrôle thermique pour maintenir les modules de l'équipage Orion à une température comprise entre 18 et 24 °C. Fonctionnalités techniques du module Les panneaux solaires d'Orion peuvent générer 11,2 kW d'électricité, dont 10 % seulement sont nécessaires au fonctionnement du module de service européen, le reste alimentant les batteries et équipements du module de l'équipage. L'énergie accumulée dans ces batteries est cruciale pour maintenir l'alimentation électrique même lorsque le Soleil est caché, assurant ainsi un retour en toute sécurité lorsque le module de service se sépare du module de l'équipage à la fin de la mission. Par ailleurs, 33 moteurs équipent l'ESM pour assurer la poussée et la maniabilité du vaisseau, avec un moteur principal (OMS-E) générant une poussée de 26,5 kilonewtons. Rôle stratégique et perspectives futures D'après Airbus, le module ESM-4 jouera un rôle primordial dans l'acheminement du module d'habitation lunaire (Lunar I-Hab) vers la station spatiale Lunar Gateway, dans le cadre de la mission Artemis IV. Selon Daniel Neuenschwander de l'ESA, ce projet souligne la capacité de l'Europe à contribuer à des partenariats internationaux majeurs par le biais de technologies de pointe. Ralf Zimmermann d'Airbus souligne également que la livraison du quatrième module réduit l'écart vers la réalisation d'une station spatiale lunaire, ouvrant la voie à une nouvelle ère de recherche scientifique dans l'espace.