Aurea : chiffre d'affaires en hausse de 16 % au troisième trimestre à périmètre constant, porté par les cours
Aurea a publié le 5 novembre 2026 un chiffre d'affaires de 49,7 M€ pour le troisième trimestre, en hausse de 16 % à périmètre constant, alors que la progression atteint 9 % sur les neuf premiers mois, à 157,5 M€.
Le dernier trimestre accélère donc la tendance du cumul, sous l'effet de la hausse des cours des hydrocarbures et des métaux mise en avant par le groupe.
Ces croissances s'entendent hors M Lego, RULO, TDA Valorisation et Flaurea Chemicals. Sur base publiée, le cumul de neuf mois 2025 s'élevait à 173,3 M€. À périmètre constant, le cumul 9 mois 2026 (157,5 M€) progresse de 9 % par rapport au même période 2025 (145,0 M€), mais reste en deçà du chiffre 2025 publié, l'écart tenant au périmètre.
La croissance passe de 9 % sur neuf mois à 16 % au troisième trimestre
Le groupe spécialisé dans la régénération des déchets a décrit une trajectoire en trois temps sur l'exercice : un premier trimestre marqué par un environnement défavorable, un rebond au deuxième trimestre, puis une poursuite de l'amélioration au troisième. C'est cette séquence qui explique l'écart entre la croissance du trimestre et celle du cumul.
Selon Aurea, l'activité a bénéficié d'un environnement plus favorable sur les marchés des matières premières, avec une hausse significative des cours des hydrocarbures et des métaux dans un contexte de tensions géopolitiques internationales. La croissance repose donc en partie sur un effet prix, extérieur au groupe.
Sur base publiée, le trimestre ressort à 49,7 M€ contre 48,7 M€ un an plus tôt, une progression plus modeste que celle affichée à périmètre constant (42,8 M€ au troisième trimestre 2025). La lecture de la croissance dépend donc directement du périmètre retenu.
Les métaux et le pétrole portent la hausse, la chimie pharmaceutique recule
Le pôle Métaux & Alliages, qui représente 31,7 M€ sur les 49,7 M€ du trimestre, a vu son chiffre d'affaires progresser de 23 % à périmètre constant, après une hausse de 14 % sur neuf mois.
L'aluminium a profité des tensions sur l'offre, tandis que Regeal a poursuivi la montée en puissance de son outil industriel après des mesures d'ajustement en début d'année.
Le pôle Produits dérivés du Pétrole a progressé de 24 %, à 12,7 M€, contre 7 % sur neuf mois. Cette hausse provient des cours du pétrole, « malgré un ralentissement des volumes collectés dans un contexte inflationniste ».
EPR a poursuivi sa croissance, alors que la distribution de combustibles a été pénalisée par le niveau des cours et la météo.
À l'inverse, la Chimie Pharmaceutique a reculé de 7 % à périmètre constant, à 4,0 M€. RVA porte le pôle, mais Sargon a ralenti à partir du deuxième trimestre en raison du décalage de plusieurs projets commerciaux vers la fin de l'exercice 2026 et le début de l'exercice 2027.
Le pôle Caoutchouc et Développements, de taille plus réduite (1,2 M€), a reculé de 48 %. Le site de Roll Gom a été « volontairement mis à l'arrêt durant l'été » dans le cadre de son plan de redressement, tandis que Meta Regeneration reste affectée par un incident technique survenu au premier trimestre.
Aurea maintient une approche prudente pour la fin de l'exercice
Malgré l'amélioration observée depuis le deuxième trimestre, le groupe a indiqué aborder la fin de l'exercice avec prudence, dans un environnement économique et géopolitique jugé incertain. Il invoque une visibilité limitée sur les carnets de commandes, déjà relevée dans les poudres de cuivre, pour justifier une gestion rigoureuse de ses activités et de ses ressources.
Ce ton prolonge celui adopté dans le rapport sur l'exercice 2025, publié le 7 mai 2026. Aurea poursuit ses plans de redressement et la rationalisation de son portefeuille d'activités, et se dit attentif aux opportunités de croissance externe comme aux cessions ciblées. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre sera publié le 11 février 2027 après Bourse.
La publication associe ainsi une accélération portée par les cours des métaux et du pétrole à un périmètre en cours de resserrement, qui place le chiffre d'affaires publié en deçà de celui de l'an dernier.