Bekaert : chiffre d'affaires de 917 M€ au T1, en recul de 7 % sur un an
Le spécialiste belge des solutions métallurgiques Bekaert a publié mercredi un chiffre d'affaires consolidé de 917 millions d'euros au premier trimestre, en recul de 7 % sur un an. Sous cette contraction apparente se cache une réalité contrastée : les volumes à périmètre constant ont progressé de 3 %, mais ont été annulés par des effets de change (- 5 %) et une érosion prix-mix (- 3 %). Le groupe maintient ses perspectives annuelles inchangées malgré une pression croissante liée aux conflits géopolitiques et à l'inflation des coûts.
Volumes en progression malgré le recul du chiffre d'affaires consolidé
Les ventes consolidées totales de 917 millions d'euros reflètent une dynamique opérationnelle décalée des résultats financiers globaux. En termes de périmètre constant, les volumes ont augmenté de 3 %, soit 32 millions d'euros supplémentaires, tirés notamment par une progression en Asie et une reprise en Amérique du Nord au sein du segment Rubber Reinforcement. Cependant, cette progression a été submergée par trois effets négatifs : les variations de prix-mix ont pénalisé les ventes de 30 millions d'euros (- 3 %), les cessions en Amérique latine ont retranché 31 millions (- 3 %), et surtout les devises ont grevé le chiffre d'affaires de 45 millions d'euros (- 5 %) en raison de la faiblesse du dollar et du yuan.
Le segment Rubber Reinforcement a enregistré une croissance de volumes solide, notamment en Asie, avec une hausse en Amérique du Nord compensant des volumes plus faibles en Europe. Le groupe indique par ailleurs avoir finalisé fin avril l’acquisition des usines Bridgestone en Thaïlande et en Chine.
Le segment BBRG (cordes en acier et synthétiques) a pâti d'une incertitude géopolitique croissante impactant la demande globale et de délais de mise en œuvre de projets.
Marge sous tension face aux pressions inflationnistes liées au conflit au Moyen-Orient
Bekaert indique que les mesures d'efficacité opérationnelle et de réduction des coûts se sont poursuivies au cours du trimestre, avec un focus spécifique sur l'atténuation des pressions sur les marges liées à l'inflation des coûts énergétiques et des matières premières découlant du conflit au Moyen-Orient. À ce jour, le groupe affirme avoir pu atténuer les impacts directs du conflit, mais reconnaît que les incertitudes géopolitiques et commerciales persistantes, accompagnées de tensions inflationnistes et de perturbations de chaîne d'approvisionnement, continuent d'exercer une pression croissante sur les marges. La gestion disciplinée du fonds de roulement et des investissements en capital a soutenu la génération de flux de trésorerie. Le bilan affiche une robustesse suffisante pour soutenir les distributions aux actionnaires : un dividende de 1,95 euros par action est proposé à l'assemblée générale, et le programme de rachat d'actions de 200 millions sur deux ans se poursuit avec environ 145 millions déjà dépensés.
Perspectives annuelles maintenues malgré les aléas externes
Bekaert s'attend à ce que les ventes et les marges se situent à des niveaux similaires à l'année écoulée sur une base à périmètre constant, selon les perspectives communiquées antérieurement. Cette position demeure inchangée malgré l'aggravation de l'incertitude géopolitique et commerciale, y compris les tensions inflationnistes et les perturbations d'approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient, qui pourraient continuer à peser sur la demande mondiale et à faire augmenter les coûts d'approvisionnement.