Christian Dior : ventes en recul de 2 % sur neuf mois, la Chine pèse sur la mode
Le groupe Christian Dior a enregistré sur les neuf premiers mois de 2026 des ventes de 57,1 milliards d'euros, en croissance organique de 2 %. À structure et taux de change comparables, elles ont progressé de 2 %. En données publiées, elles ont reculé de 2 %, à 57,1 milliards d'euros contre 58,1 milliards un an plus tôt, sous l'effet d'un effet de change de -3 % et d'un effet de périmètre de -1 %.
Au troisième trimestre, la croissance organique s'est établie à +1 %, après +3 % au deuxième trimestre. Selon le communiqué publié le 12 octobre 2026, ce rythme reflète un contexte moins porteur en Chine, alors que les États-Unis, l'Europe et le Japon ont connu une bonne croissance.
La mode et maroquinerie, qui représente près de la moitié des ventes du groupe, a reculé de 5 % en organique sur le trimestre. Tous les autres pôles ont progressé sur la même période.
Distribution sélective et joaillerie en tête de la croissance
Au seul troisième trimestre, les ventes ont atteint 18 504 millions d'euros, contre 18 280 millions un an plus tôt. Sur cette période, l'effet de périmètre a été de -2 % et l'effet de change de +2 %. Le profil trimestriel de la croissance organique ressort à +1 % au premier trimestre, +3 % au deuxième et +1 % au troisième.
La distribution sélective a enregistré la croissance organique la plus élevée : +6 % sur neuf mois et +8 % au troisième trimestre, pour des ventes de 12 476 millions d'euros. En données publiées, le pôle recule de 1 %, l'écart correspondant aux effets de structure et de change. Le groupe indique que l'essentiel des activités de DFS a été cédé et que Sephora a gagné des parts de marché dans plusieurs pays, avec l'ouverture de la Belgique et de la Croatie.
Les montres et joaillerie ont progressé de 8 % en organique sur neuf mois (+4 % en publié), à 7 725 millions d'euros, et de 6 % au troisième trimestre. Le communiqué attribue cette évolution à la joaillerie, Bvlgari faisant état d'un record de ventes avec sa ligne Eclecttica.
Les vins et spiritueux affichent +5 % en organique sur neuf mois et +6 % au troisième trimestre, à 4 027 millions d'euros. Le groupe cite des signes de reprise dans le champagne, notamment en Europe, et le lancement aux États-Unis d'une gamme de cocktails Hennessy prêts à servir. Les parfums et cosmétiques sont stables en organique sur neuf mois (+1 % au troisième trimestre), à 5 922 millions d'euros.
La mode et maroquinerie pénalisée par le ralentissement chinois
Le premier pôle du groupe a réalisé 26 391 millions d'euros de ventes sur neuf mois, contre 27 611 millions un an plus tôt, soit un recul de 4 % en publié et de 2 % en organique. La lecture trimestrielle montre une évolution organique de -2 % au premier trimestre, +1 % au deuxième et -5 % au troisième, où les ventes se sont établies à 8 245 millions d'euros contre 8 497 millions.
Selon le communiqué, cette activité continue de bénéficier du dynamisme du marché américain, mais a été pénalisée au dernier trimestre par le ralentissement de la demande en Chine. Le poids du pôle explique que son repli pèse sur la croissance d'ensemble, malgré la progression des autres activités.
Le groupe met en avant le renouvellement créatif de ses maisons : les 130 ans du Monogram chez Louis Vuitton, une demande décrite comme particulièrement forte pour le prêt-à-porter et la maroquinerie de Christian Dior Couture sous la direction de Jonathan Anderson, et l'ouverture d'une House of Dior à Milan en septembre, après Osaka en mai. Sur le plan du périmètre, Marc Jacobs a été cédé à WHP Global le 1er septembre.
Le groupe se dit confiant malgré un contexte jugé incertain
Pour la suite de l'exercice, le groupe évoque un contexte économique et géopolitique « encore incertain ». Il indique que « le Groupe reste confiant et maintiendra une stratégie centrée sur le renforcement continu de la désirabilité de ses marques », en s'appuyant sur la qualité de ses produits, sa distribution et la réactivité de son organisation.
Cette publication intervient après un repli boursier marqué : le 16 septembre 2026, l'action Christian Dior était passée sous le seuil de 370 €, à son plus bas niveau depuis 2020.
Sur les neuf premiers mois de 2026, les ventes du groupe Christian Dior s'établissent à 57 148 millions d'euros, en croissance organique de 2 %, dont +1 % au troisième trimestre.