COIL : chiffre d'affaires en recul de 12,4 % en 2025, l'EBITDA repasse au vert au S2
COIL, leader mondial de l'anodisation de l'aluminium, a enregistré en 2025 un recul de 12,4 % de son chiffre d'affaires à 19,4 millions d'euros, pénalisé par une demande atone et l'absence de revenus de licence. Toutefois, l'amélioration progressive de la dynamique au second semestre, avec un EBITDA positif de 1,2 million d'euros contre une perte de 2,3 millions au premier semestre, révèle les premiers effets d'un plan de redressement mis en place par le groupe belge.
Une première moitié d'année en repli, un redressement progressif à partir de juillet
Le chiffre d'affaires ressort à 19,4 millions d'euros contre 24,1 millions en 2024, affecté par deux facteurs majeurs. D'une part, l'activité de sous-traitance, cœur de l'exploitation, a chuté de 17,4 à 15,6 millions d'euros, pénalisée par un climat économique dégradé en Europe et une demande faible sur les marchés finaux. D'autre part, les revenus de licence, qui s'étaient élevés à 2,0 millions d'euros en 2024, n'ont généré aucun produit en 2025 ; aucun développement significatif n'est anticipé en Chine pour 2026. Le premier semestre s'est avéré particulièrement difficile avec une perte d'EBITDA de 2,3 millions d'euros. La seconde moitié a marqué un tournant décisif : le redressement de l'activité de sous-traitance a permis un retour à l'EBITDA positif de 1,2 million d'euros au second semestre, traduisant les premiers effets des mesures de réduction des coûts engagées, en particulier sur la masse salariale de management.
Une rentabilité opérationnelle dégradée malgré le rebond partiel
Au niveau du résultat net annuel, COIL enregistre une perte de 4,7 millions d'euros (contre 3,2 millions en 2024), représentant 24,2 % du chiffre d'affaires. Ce recul résulte de la baisse de la marge brute consécutive au repli des revenus, partiellement compensée par les économies de coûts. L'EBITDA groupe s'établit à −1,1 million d'euros contre un EBITDA de 0,3 million d'euros en 2024. Le résultat opérationnel ressort à −3,3 millions d'euros contre −2,8 millions l'année précédente. Une charge financière accrue à 0,6 million d'euros, liée aux tensions de trésorerie qui ont nécessité une augmentation de capital de 1,3 million d'euros en octobre 2025, a également grévé la rentabilité finale.
Structure financière consolidée, mais visibilité réduite sur 2026
Malgré le contexte dégradé, COIL a renforcé sa structure financière. L'augmentation de capital de 1,3 million d'euros réalisée en octobre 2025 a sécurisé la continuité d'exploitation. En parallèle, l'endettement financier net a reculé de 1,3 million d'euros à 3,3 millions d'euros, ramenant le ratio d'endettement à 21,3 % des capitaux propres contre 25,3 % un an plus tôt. Cependant, COIL n'a pas respecté le ratio de covenant Dette nette/EBITDA au 31 décembre 2025 auprès de deux banques belges. Des dérogations temporaires ont été obtenues ; l'une au titre de circonstances exceptionnelles, l'autre dans le cadre d'un nouvel accord de financement comprenant un prêt d'environ 1 million d'euros remboursable entre septembre 2025 et décembre 2026. Un refinancement global des lignes de financement, incluant les dispositifs d'affacturage, a été mené à bien auprès d'une banque de premier plan. Pour 2026, COIL aborde l'année avec une visibilité limitée. L'environnement économique reste contraint et incertain. La hausse des prix de l'aluminium sur les marchés (LME et primes), alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, accroît la volatilité du comportement des clients et risque de peser sur certains projets de construction. Parallèlement, COIL poursuit l'adaptation de sa stratégie commerciale vers une sous-traitance plus résiliente, tout en menant des actions de réduction stricte des coûts et d'amélioration opérationnelle progressive.