Crossject : capitaux propres à nouveau positifs, dette nette réduite de moitié
L'augmentation de capital de 15 M€ réalisée en mai 2026 redessine la structure financière de Crossject. La société dijonnaise, qui développe l'auto-injecteur sans aiguille Zepizure pour la prise en charge des crises d'épilepsie, sort le premier semestre 2026 avec des capitaux propres de nouveau positifs et un endettement net réduit de près des deux tiers.
Dans le même temps, la facturation au titre du contrat BARDA revient à un niveau plus bas qu'un an plus tôt, ce qui pèse sur le résultat de la période.
Trésorerie à 12,3 M€, capitaux propres repassés au-dessus de zéro
Au 30 juin 2026, la trésorerie disponible atteint 12,3 M€, contre 5,1 M€ au 31 décembre 2025, soit une multiplication par 2,4. Elle s'établissait à 6,3 M€ au 30 juin 2025.
Les capitaux propres redeviennent positifs à 3,0 M€, après −4,9 M€ au 31 décembre 2025, sous l'effet de l'augmentation de capital de mai et des conversions d'obligations, nets de la perte du semestre. L'endettement financier net ajusté est ramené à 7,8 M€, contre 17,4 M€ six mois plus tôt, soit une réduction de plus de moitié.
L'opération de mai a porté sur un montant brut de 15 M€, avec l'émission de 6 441 300 actions nouvelles au prix de 1,704 € et de 6 441 300 BSA. Au cours du semestre, 2,07 M€ d'obligations convertibles ont par ailleurs été converties en actions. La Société a remboursé 1,8 M€ d'emprunts bancaires et 1,2 M€ d'avances remboursables.
Facturation BARDA en repli, résultat net dégradé
Les produits d'exploitation ressortent à 4,8 M€, contre 8,0 M€ au premier semestre 2025 (−40 %). La facturation au titre du contrat BARDA s'élève à 2,5 M€, contre 6,6 M€ un an plus tôt.
Selon la Société, cet écart est de nature conjoncturelle : le premier semestre 2025 avait concentré deux étapes du programme, la campagne de validation et une étude clinique, portant l'activité remboursée à un niveau supérieur au rythme habituel. Le premier semestre 2026 retrouve un niveau représentatif de l'activité de développement courante, proche de celui du premier semestre 2024.
Hors dotations aux amortissements et provisions et hors éléments de cession, les charges d'exploitation ressortent stables à 10,3 M€, comme au premier semestre 2025. Le résultat d'exploitation s'établit à −8,9 M€, contre −5,1 M€, évolution que la Société attribue pour l'essentiel à la baisse de la facturation BARDA. Après crédit d'impôt recherche de 1,3 M€, le résultat net atteint −8,6 M€, contre −4,9 M€ un an plus tôt.
Contrat BARDA prolongé jusqu'en 2030 et porté à 48,0 M$
Après la clôture, la modification 4 du contrat BARDA a prolongé la période d'exécution jusqu'au 21 juin 2030 et ajouté un financement non dilutif de 4,7 M$, portant le financement total du développement de Zepizure à 48,0 M$. Le nouveau périmètre comprend une étude clinique pédiatrique et une campagne de validation complémentaire incluant des études de stabilité étendue, qui ne conditionnent pas le dépôt de la demande d'EUA pour l'indication adulte.
Sur le plan industriel, la Société a poursuivi la préparation de son outil de production en vue des premières livraisons, avec 3,9 M€ d'immobilisations en cours au 30 juin 2026. Un nouveau certificat de conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication a été délivré par l'ANSM et la certification ISO 13485 est maintenue pour l'ensemble des sites en France.
Le rapport financier semestriel au 30 juin 2026 sera mis à disposition au plus tard le 30 octobre 2026 sur le site de la Société.