Eviden d'Atos signe avec SKAO pour l'infrastructure des radiotélescopes
Eviden, filiale du groupe Atos, a annoncé un accord avec l’Observatoire SKA pour développer le centre de traitement des données scientifiques destiné aux télescopes SKA-Low et SKA-Mid.
Détails du contrat avec SKAO
Selon le communiqué, Eviden, la branche produits d’Atos Group, a conclu un contrat avec l’Observatoire Square Kilometre Array (SKAO) pour fournir le centre de traitement des données scientifiques (SDP) pour les télescopes SKA-Low et SKA-Mid, situés respectivement en Australie et en Afrique du Sud. Ce partenariat vise à traiter les énormes volumes de données générés par ces télescopes, actuellement en construction. Les premiers matériels SDP devraient être déployés en 2026. Le projet permettra de traiter un volume de données équivalent à plus d’un million de flux Netflix en 4K, en les réduisant « en temps réel » à seulement quelques milliers, puis en archivant environ 700 pétaoctets par an.
Contribution technologique d'Eviden
D’après l’entreprise, Eviden apportera une combinaison de calcul haute performance basée sur des processeurs Intel et de solutions logicielles associées aux technologies de stockage Data Direct Networks (DDN), afin de garantir une gestion efficace et à faible latence des données. Les services locaux seront soutenus par leur partenaire Evernex pour assurer l’opérationnalité et le support régional. Eviden fournira également le logiciel système permettant l'intégration de tous les composants matériels en un système unique. Le responsable informatique et logiciel de SKAO, Nick Rees, a souligné les exigences complexes du matériel requis par SKAO, qui doit être déployé par unités au fil du temps tout en intégrant les avancées en matière de calcul pendant la période de construction.
Implications pour le secteur scientifique et technologique
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace a exprimé la fierté de la contribution française à SKAO, soulignant l'infrastructure de pointe en radioastronomie et les perspectives d'innovations futures. Antoine Petit, Président du CNRS, a ajouté que le projet SKA représente un défi technologique important pour produire des données prêtes à l'analyse à partir des flux massifs générés par les télescopes. Il a également noté l’engagement de la France dans la conception d'une infrastructure informatique durable pour le SKAO.