Ipsos : croissance organique de 3 % au T2, l'effet change pèse sur le semestre
Ipsos a annoncé le 22 juillet une reprise d'activité significative au deuxième trimestre, avec un chiffre d'affaires de 615,2 M€ en progression de 4,9 %. La croissance organique a atteint 3,0 %, marquant un redressement net après le repli de 1,4 % enregistré au premier trimestre. Toutefois, l'appréciation de l'euro a neutralisé une part notable de ce progrès opérationnel, avec un impact de change de −3,4 % qui souligne la dépendance structurelle du groupe aux devises étrangères.
Un redressement d'activité compensé partiellement par le change
Au premier semestre 2026, Ipsos a généré un chiffre d'affaires de 1 170,1 M€, en hausse de 1,3 % en données publiées. La croissance organique, largement affectée par le premier trimestre négatif, s'est stabilisée à 0,8 % sur l'ensemble du semestre. Le deuxième trimestre révèle cependant une dynamique très différente : la croissance organique de 3,0 % témoigne d'une reprise marquée de la demande après plusieurs mois de contraction.
Les effets de périmètre ont contribué à hauteur de 3,9 % à la croissance totale du semestre, principalement grâce à l'acquisition de The BVA Family en juin 2025, un apport que la déconsolidation de la Russie au 1er janvier 2026 a partiellement compensé. Cumulé au recul organique du premier trimestre, ce renforcement a permis au groupe de revenir en territoire positif en volume sur six mois.
L'appréciation de l'euro érode la visibilité de la croissance
Le facteur qui freine l'enthousiasme reste l'impact négatif du change, chiffré à −3,4 % sur le semestre. Cette dégradation résulte de l'appréciation de l'euro contre plusieurs devises, notamment le dollar américain, et souligne la vulnérabilité du groupe aux fluctuations des marchés des changes. Alors qu'Ipsos a restauré une croissance organique positive à 3,0 % au deuxième trimestre, l'effet de change a réduit la progression totale de ce trimestre à 4,9 %, illustrant l'écart qui peut se creuser entre performance métier et impact monétaire.
Cette tension entre un redressement opérationnel réel et un environnement de change adverse constitue un enjeu clé pour les trimestres à venir. La persistance de cette dépendance aux devises étrangères limite la capacité du groupe à transmettre intégralement au chiffre d'affaires publié l'amélioration de sa demande sous-jacente.