CAC 40 : le choc pétrolier plombe la séance à mi-journée, l'électrique décroche avant la Fed
À la mi-journée ce lundi, le CAC 40 recule de 0,76 % à 8117,42 points, dans un marché parisien crispé. La flambée du Brent, repassé au-dessus de 108 dollars, et l'ouverture d'une semaine décisive de banques centrales pèsent sur l'appétit pour le risque.
Une séance sous double contrainte
Le climat est tendu sur la place parisienne. Les tensions au Moyen-Orient dominent l'ambiance : de nouvelles attaques houthis contre des cibles saoudiennes et la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest ont propulsé le Brent au plus haut de l'année, ravivant le spectre d'un choc énergétique durable pour une Europe dépendante à près de 97 % du pétrole importé.
À cette toile de fond s'ajoute le coup d'envoi d'une « super semaine » monétaire. La Réserve fédérale se réunit mercredi, la Banque d'Angleterre jeudi et la Banque du Japon vendredi. Après une inflation américaine restée à 3,4 % sur un an en août, les marchés monétaires anticipent largement un relèvement des taux de la Fed. De quoi inciter les investisseurs à la prudence.
La dispersion illustre cette hésitation : 21 valeurs du CAC 40 progressent, 19 reculent, sans tendance nette. Sur les autres places européennes, le DAX cède 0,51 % et le STOXX 600 abandonne 0,23 % en séance, quand le FTSE 100 progresse de 0,77 %. Vendredi soir à Wall Street, le S&P 500 avait terminé en hausse de 0,86 %, le Dow Jones de 0,98 % et le Nasdaq 100 de 0,91 %.
Capgemini et la tech tirent l'indice vers le haut
En tête des hausses, Capgemini s'envole de 5,73 % à 108,80 euros. Le groupe de services numériques a signé un accord de cession de sa filiale fédérale américaine à ITC Federal, une opération qui s'inscrit dans un processus de désengagement lancé début 2026. CIC Market Solutions maintient sa recommandation à l'achat, avec un objectif de cours inchangé à 170 euros.
La technologie donne le ton avec Dassault Systèmes, en progression de 3,95 % à 21,04 euros. Le luxe et la consommation ne sont pas en reste : Pernod Ricard gagne 3,57 % à 61,54 euros et Publicis Groupe avance de 3,41 % à 100,10 euros. Eurofins Scientific complète ce peloton de tête avec une hausse de 3,06 %.
Les valeurs électriques et les semi-conducteurs décrochent
Le repli se concentre sur quelques secteurs lourds. STMicroelectronics chute de 6,60 % à 41,73 euros, malgré l'annonce du lancement de son capteur infrarouge VD56GA destiné à l'habitacle automobile. Le fabricant de semi-conducteurs signe la plus forte baisse de l'indice.
Les équipementiers électriques encaissent aussi le choc : Schneider Electric recule de 5,77 % à 274,30 euros et Legrand cède 5,75 % à 133,70 euros. Deux poids lourds du CAC 40 qui pèsent nettement sur la tendance à mi-séance.
Plus bas dans le classement des baisses, ArcelorMittal abandonne 2,70 % à 62,62 euros et Safran perd 2,54 % à 321,80 euros. Un repli qui traduit l'attentisme d'une place parisienne suspendue aux décisions monétaires à venir et aux développements sur le front énergétique.