L'action Air France-KLM chute de près de 20 % en trois mois après une dégradation de Deutsche Bank
Air France-KLM accuse un net repli ce jeudi matin, cédant 3,86 % à 9,326 euros dans un marché parisien lui-même en recul. Le titre prolonge une séquence baissière qui lui fait perdre près de 8 % sur les sept derniers jours et plus de 20 % sur trois mois. Ce mouvement intervient alors que Deutsche Bank a révisé à la baisse son objectif de cours sur la compagnie aérienne.
Deutsche Bank réduit significativement sa cible sur le titre
La banque allemande a abaissé ce 19 mars son objectif de cours sur Air France-KLM de 11,00 euros à 9,00 euros, tout en maintenant sa recommandation à « conserver ». Ce nouvel objectif, inférieur de 3,5 % au cours actuel, traduit une révision notable des perspectives assignées au groupe franco-néerlandais. L'ampleur de l'ajustement — une baisse de 18 % de la cible — illustre un recalibrage marqué de la valorisation retenue par l'établissement.
Cette publication intervient dans un contexte défavorable pour le secteur aérien à Paris : Airbus recule de 2,81 % et Safran de 2,05 % en séance. Le CAC 40 évolue lui-même en baisse de 1,64 % aux alentours de 7 838 points, tandis que le SBF 120 perd 1,65 %.
Des signaux techniques nettement dégradés
D'un point de vue technique, le titre Air France-KLM évolue désormais bien en dessous de ses principales moyennes mobiles. Le cours de 9,326 euros se situe à plus de 16 % sous la moyenne mobile à 50 jours (11,17 euros) et sous la MM à 200 jours (11,28 euros), ce qui témoigne d'une tendance baissière installée sur plusieurs horizons de temps.
Le RSI, indicateur mesurant les conditions de survente ou de surachat, ressort à 15 — un niveau particulièrement bas qui signale une zone de forte survente rarement atteinte. Le cours se rapproche par ailleurs de la borne inférieure des bandes de Bollinger, fixée à 8,23 euros, après avoir déjà enfoncé le seuil de support identifié à 9,57 euros. Cette cassure constitue un signal de fragilité supplémentaire pour la valeur.
Le prochain rendez-vous financier du groupe est fixé au 30 avril avec la publication des résultats du premier trimestre 2026, qui pourrait apporter de nouveaux éléments d'appréciation aux opérateurs.