L'action Alstom en survente après -36 % en trois mois : le 13 mai sera décisif
En milieu d'après-midi ce lundi 27 avril, le titre du constructeur ferroviaire s'échange à 16,91 euros, en progression de 2,33 % par rapport à la dernière clôture de vendredi. Ce sursaut intervient dans un contexte difficile pour la valeur, qui a perdu plus d'un tiers de sa capitalisation depuis fin janvier. Les résultats annuels 2025/2026 attendus le 13 mai prochain constitueront un rendez-vous déterminant.
Un rebond technique dans une tendance baissière marquée
Le cours d'Alstom reprend un peu de hauteur ce lundi, porté par un CAC 40 en progression de 0,33 % en séance. La valeur affiche toutefois un repli de 18,45 % sur un an et de près de 36 % sur trois mois, ce qui la positionne parmi les fortes baisses du SBF 120. Sur le plan technique, le RSI ressort à 25, soit en zone de survente, un niveau qui traduit une pression vendeuse prolongée. Le cours évolue par ailleurs dans le bas des bandes de Bollinger, à seulement 14 % au-dessus de la borne inférieure fixée à 15,13 euros, ce qui confirme cette situation de survente potentielle. La moyenne mobile à 50 jours se situe à 24,41 euros, très nettement au-dessus du cours actuel, illustrant l'ampleur du décrochage récent. Le premier support identifié se trouve à 16,52 euros, niveau qui correspond à la clôture de vendredi et qui a servi de plancher lors de la séance précédente.
Dans le même secteur industriel européen, Schneider Electric progresse de 0,87 % en séance et Airbus gagne 0,18 %, des variations modérées qui n'indiquent pas de mouvement sectoriel prononcé.
La publication du 13 mai en ligne de mire
Le prochain catalyseur identifié pour le titre est la publication des résultats annuels de l'exercice 2025/2026, programmée le 13 mai. Ce rendez-vous concentrera l'attention sur la trajectoire de rentabilité du groupe et sur l'évolution de son carnet de commandes, deux paramètres essentiels après les restructurations engagées ces dernières années. Le chiffre d'affaires et la génération de trésorerie libre seront particulièrement scrutés.
Par ailleurs, la hausse durable des prix de l'énergie, dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes autour du détroit d'Ormuz avec un baril de Brent autour de 107 dollars, pourrait peser sur les coûts d'exploitation du groupe, même si le ferroviaire reste moins directement exposé que le transport aérien. À noter que le beta négatif d'Alstom (-0,16) signale une décorrélation inhabituelle avec le marché, rendant le titre moins sensible aux mouvements généraux des indices. La volatilité mensuelle ressort à 14,59 %, un niveau qui reflète l'incertitude entourant la valeur à l'approche de cette échéance comptable majeure.