L'action ArcelorMittal cède 2,5 % et lâche sa MM20, plombée par le marché carbone
Le sidérurgiste luxembourgeois prolonge sa consolidation en début d'après-midi, dans un CAC 40 légèrement orienté à la baisse. La valeur figure parmi les replis les plus marqués de l'indice parisien, alors que les sidérurgistes européens montent au créneau sur la réforme du marché carbone.
Le titre repasse sous sa moyenne mobile à vingt jours après un rallye annuel de 112 %
L'action ArcelorMittal cède 2,35 % à 56,46 €, contre 57,82 € la veille. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40, dans le bas du tableau aux côtés de Carrefour, Capgemini, Stellantis et Renault. L'indice parisien recule de 0,12 % dans le même temps, ce qui souligne le caractère isolé du mouvement sur la sidérurgie. Le cours repasse en dessous de la MM20 (58,69 €), avec un écart de -3,80 %, ce qui marque une rupture nette de la dynamique de court terme.
La MM50 à 54,54 € sert désormais d'amortisseur naturel, le cours évoluant 3,52 % au-dessus. Le RSI à 52 reste neutre, sans signaler de tension particulière. La performance reste massive sur longue période, avec un gain de près de 25 % sur trois mois et de 112 % sur un an, ce qui place le titre très au-dessus de sa MM200 (43,49 €).
Les sidérurgistes européens réclament une réforme du marché carbone ETS
ArcelorMittal, thyssenkrupp Steel et voestalpine ont publié hier un appel conjoint pour adapter le système d'échange de quotas d'émissions de l'Union européenne. Les trois groupes alertent sur le risque que l'architecture actuelle pèse sur la compétitivité de la sidérurgie européenne et freine sa transition énergétique. Cette démarche commune intervient alors que les statistiques chinoises restent contrastées, avec un PMI manufacturier à 50,3 en avril mais un indicateur avancé OCDE sous tendance à 98,91 en mai, qui pèse sur le sentiment du secteur.
Le repli du Brent autour de 79,62 $ le baril, en baisse de plus de 16 % en quelques séances après l'accord États-Unis–Iran, allège indirectement la facture énergétique des aciéries européennes. Le support technique de référence reste positionné à 51,26 €, soit environ 9 % sous le cours actuel, tandis que la résistance à 62,14 €, déjà testée début juin, encadre la zone haute.