L'action ArcelorMittal, en queue du CAC 40 sur fond de tensions au Moyen-Orient
Le sidérurgiste luxembourgeois signe la plus forte baisse du CAC 40 ce mercredi, dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient. Le repli intervient alors que l'action avait affiché la meilleure performance de l'indice parisien il y a à peine une semaine, portée par une dynamique haussière remarquable sur un an.
ArcelorMittal, lanterne rouge du CAC 40, repasse sous sa moyenne mobile à 20 jours
ArcelorMittal cède 2,32 % à 62,26 € en séance, s'installant en queue du CAC 40, qui recule lui-même de 0,32 %. Le titre repasse sous sa moyenne mobile à 20 jours, établie à 63,44 €, avec un écart de -1,86 % par rapport à ce niveau. Cette configuration fait suite à une brève phase de résistance : la semaine passée, le titre se trouvait encore en tête de l'indice parisien.
La correction reste contenue au regard de la performance de fond : la dynamique haussière des dernières semaines avait propulsé le titre de plus de 118 % sur un an. Le RSI à 57 reste en territoire neutre, loin de toute zone de surachat ou de survente, ce qui ne signale pas d'épuisement technique particulier à ce stade. La MM50, à 59,66 €, continue de soutenir le titre avec un coussin de 4,36 %, tandis que la résistance à 64,60 € n'a pas été franchie.
Contexte géopolitique au Moyen-Orient et exposition de l'acier aux marchés mondiaux
L'escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis, qui s'étend ce mercredi 2 septembre à plusieurs pays du Golfe (Jordanie, Irak, Bahreïn, Koweït), pèse sur le sentiment général des marchés européens. Le VIX bondit de plus de 10 % en séance, traduisant une nette montée des incertitudes. Dans ce contexte, le DAX cède 1,02 % et le FTSE 100 recule de 0,36 %, témoignant d'une pression commune sur les valeurs industrielles du Vieux Continent. ArcelorMittal, dont l'exposition internationale (Europe, Amériques, Asie) rend le chiffre d'affaires sensible aux perturbations des échanges mondiaux, s'inscrit dans cette dynamique baissière.
Par ailleurs, le Brent progresse de 5,43 % en séance à 95,40 $/baril, reflétant les craintes autour du détroit d'Ormuz, voie stratégique pour le transit pétrolier. Si la hausse du pétrole ne pèse pas directement sur les coûts du sidérurgiste de la même manière que pour d'autres secteurs, elle reste un facteur de coût indirect via l'énergie et la logistique. Lors de la publication des résultats du T1 2026 (le 30 avril 2026), le groupe avait maintenu sa guidance annuelle, tablant sur une croissance de la production et des expéditions dans toutes les régions, avec un free cash flow positif attendu sur l'exercice. Le support à 57,78 € constitue désormais le seuil de référence à surveiller si la pression vendeuse devait s'accentuer.