Le CAC 40 hésite à la mi-journée, tiraillé entre pétrole et diplomatie sur l'Ukraine
À la mi-journée ce lundi, le CAC 40 grappille 0,14 % à 8 290,77 points, dans une séance sans direction franche. Les valeurs de l'énergie tirent l'indice vers le haut, pendant que la technologie et l'assurance freinent. Un équilibre précaire qui reflète l'incertitude ambiante.
Une place parisienne partagée sur fond de tensions internationales
Le marché parisien avance à petits pas. La dispersion illustre bien cette indécision : 19 valeurs du CAC 40 progressent, 20 reculent et une seule reste stable. Rien qui ne trahisse une conviction dominante. Deux dossiers géopolitiques rythment pourtant l'arrière-plan. D'un côté, la première visite d'émissaires américains à Kyiv, après plus de trois heures d'entretien la veille avec Vladimir Poutine, entretient l'espoir prudent d'un canal de discussion sur l'Ukraine. Une trêve limitée aux capitales a été observée, mais Kyiv prévient que la guerre devrait se poursuivre.
De l'autre, la tension reste vive autour du détroit d'Ormuz. Après des frappes croisées entre forces américaines et iraniennes sur des pétroliers, le Brent évolue autour de 97 dollars le baril, en hausse de près de 8 % sur la semaine écoulée. Cette prime de risque énergétique irrigue directement la séance parisienne, en portant les valeurs pétrolières.
L'énergie et l'industrie en tête, les semi-conducteurs en vedette
En haut du tableau, STMicroelectronics signe la plus forte hausse du CAC 40, avec un gain de 2,49 % à 45,92 euros. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs domine largement le compartiment technologique du jour.
Derrière, Legrand avance de 1,63 % à 143,20 euros. Le spécialiste des équipements électriques bénéficie d'une confirmation de recommandation à l'achat de CIC Market Solutions, avec un objectif maintenu à 170 euros. Le secteur électrique reste bien orienté, à l'image de Schneider Electric, en progression de 1,20 % à 291,45 euros.
Cohérent avec la fermeté du pétrole, TotalEnergies gagne 1,39 % à 77,16 euros, dans le sillage du Brent élevé. Stellantis complète le peloton de tête avec une hausse de 1,29 % à 4,84 euros.
Technologie, assurance et pneumatiques sous pression
À l'opposé, Dassault Systèmes ferme la marche, en recul de 1,95 % à 20,61 euros. L'éditeur de logiciels illustre la faiblesse d'une partie de la tech française, aux côtés de Capgemini, qui abandonne 1,64 % à 104,65 euros.
Michelin cède 1,68 % à 34,57 euros. CIC Market Solutions maintient son opinion à « conserver » sur le fabricant de pneumatiques, avec un objectif de cours inchangé à 35 euros. Le repli touche aussi les financières, avec AXA en baisse de 1,41 % à 44,01 euros, tandis que Pernod Ricard perd 1,36 % à 60,92 euros.
Ailleurs en Europe, le tableau est contrasté à la mi-journée : le FTSE 100 progresse de 0,16 %, quand le DAX cède 0,29 % et le STOXX 600 reste quasi stable, en repli de 0,01 %. À la clôture de vendredi soir à Wall Street, le S&P 500 avait reculé de 0,38 % et le Dow Jones de 0,51 %, tandis que le Nasdaq 100 avait gagné 0,21 %.