Le luxe plombe le CAC 40, sur fond de flambée du pétrole
Le CAC 40 recule légèrement de 0,13 % à 8 269,59 points ce jeudi, retenu par la débâcle des valeurs du luxe. La séance parisienne se déroule sur fond d'une nouvelle envolée des cours du pétrole, alimentée par la reprise des hostilités entre l'Iran et les États-Unis dans le Golfe.
Une séance sous influence géopolitique
L'ambiance reste tendue à Paris. La reprise des combats autour du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique pour une part importante des exportations mondiales de brut, maintient les marchés énergétiques sous pression. Le baril de Brent évolue au-dessus de 97 dollars, un niveau qui pèse sur les perspectives d'inflation et de croissance à l'échelle mondiale.
Dans ce contexte, l'indice parisien navigue sans direction franche, partagé entre des secteurs bien orientés et un luxe en repli marqué. La dispersion reste toutefois favorable aux hausses : 26 valeurs du CAC 40 progressent, contre 14 en baisse. Le mouvement de repli de l'indice tient donc davantage au poids des géants du luxe qu'à un climat généralisé de défiance.
Publicis et Legrand en tête, l'industrie résiste
En haut du tableau, Publicis Groupe s'illustre avec un gain de 3,69 % à 103,05 euros, en tête des progressions du jour. Le groupe de communication est suivi par Legrand, en hausse de 2,64 % à 138,10 euros. Le spécialiste limougeaud des équipements électriques bénéficie d'un relèvement de recommandation de Deutsche Bank, passée de « conserver » à « acheter », avec un objectif de cours porté de 150 à 160 euros. Le groupe a par ailleurs communiqué sur sa notation extra-financière, ayant conservé sa médaille Platinum EcoVadis, dans le top 1 % des entreprises notées.
La technologie et l'industrie tiennent également le haut du pavé. Capgemini avance de 2,28 % à 107,50 euros, tandis qu'ArcelorMittal gagne 2,15 % à 65,64 euros et Dassault Systèmes 1,67 % à 22,50 euros. Ce trio illustre la solidité des valeurs cycliques et technologiques dans une matinée pourtant contrariée.
Le luxe décroche en bloc
La pression se concentre sur le secteur du luxe, qui occupe l'ensemble du bas de tableau. Kering et Hermès International cèdent chacun 2,84 %, à respectivement 242,55 et 1 488,50 euros. LVMH suit avec un recul de 2,28 % à 429 euros. EssilorLuxottica abandonne 1,80 % à 155,85 euros, et L'Oréal 1,55 % à 379,05 euros.
Ce mouvement d'ensemble sur les valeurs de consommation haut de gamme pèse lourd dans la composition de l'indice, en raison du poids considérable de ces géants au sein du CAC 40. À eux seuls, ils suffisent à faire basculer l'indice dans le rouge, malgré la bonne tenue de la majorité des autres composantes.
Sur les autres places européennes, l'orientation reste globalement plus favorable qu'à Paris en milieu de matinée. La physionomie de la séance parisienne apparaît ainsi singulière, tirée vers le bas par la seule concentration du luxe, un secteur particulièrement représenté sur la cote française.