L'action ArcelorMittal enfonce son support à 56,74 € avant de se reprendre
Le sidérurgiste luxembourgeois retrouve des couleurs ce vendredi, dans un CAC 40 qui rebondit en séance. Le titre a brièvement plongé sous son seuil de support en séance avant de se reprendre, dans une configuration technique qui reste sous pression sur le plan des moyennes mobiles.
Un rebond intraday après le franchissement du support à 56,74 € en début de séance
En milieu de matinée, ArcelorMittal gagne 1,76 % à 57,74 €, dans un CAC 40 qui progresse de 1,1 % en séance. Le mouvement du jour est d'abord marqué par un passage sous le support à 56,74 €, avec un plus bas inscrit à 56,66 €, avant un retour au-dessus de ce niveau. Ce franchissement à la baisse n'a donc pas tenu, le titre récupérant l'essentiel du terrain perdu dans la même séance.
Sur la semaine, le bilan reste difficile : le titre lâche près de 6,9 %. Sur un mois, le repli atteint 9,4 %, ce qui ramène le cours bien loin des records inscrits début septembre, quand le sidérurgiste avait tutoyé les 68 € après avoir signé un plus haut de cinq ans. La résistance à 67,54 € reste très éloignée du cours actuel.
Un RSI au bord de la survente, cours encore loin sous ses moyennes mobiles à 20 et 50 jours
Le RSI à 30 traduit un épuisement vendeur prononcé : le titre flirte avec le seuil de survente sans y basculer franchement. Le cours cote à 57,74 €, soit environ 8,9 % sous la MM20 à 63,38 € et 8 % sous la MM50 à 62,78 €, deux références qui plafonnent nettement au-dessus. Seule la MM200 à 53,65 € reste en dessous du cours actuel, offrant un écart positif de 7,6 %.
Cette configuration illustre la dégradation engagée depuis la fin du mois de septembre, après plusieurs semaines de pression vendeuse. Au niveau fondamental, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 30 juillet), la direction affichait un discours confiant sur les perspectives à court, moyen et long terme, avec un programme de rachat d'actions exécuté à environ 100 % à fin juin 2026, portant sur 985 millions d'euros. Ces éléments de contexte n'effacent pas le repli trimestriel de près de 11 % sur un mois, mais ils rappellent que la société disposait, à mi-année, de leviers de soutien au cours.