L'action ArcelorMittal enfonce son support à 61,16 €, lanterne rouge du CAC 40
Le sidérurgiste encaisse ce lundi le repli le plus marqué de l'indice parisien, dans une séance pourtant stable pour le reste du CAC 40. Le titre a enfoncé son support en séance et reste à son plus bas niveau depuis plusieurs semaines, sur fond d'un contexte macroéconomique tendu.
Un support à 61,16 € enfoncé qui prolonge la correction hebdomadaire et mensuelle
ArcelorMittal cède 2,49 % à 60,24 € en séance, signant la plus forte baisse du CAC 40 alors que l'indice progresse de 0,12 %. Le franchissement à la baisse du support à 61,16 € représente l'événement technique marquant du jour : le titre a passé ce seuil en cours de séance et n'est pas parvenu à le reprendre, cotant à 60,26 € au dernier relevé. Ce glissement prolonge une phase de correction déjà bien entamée, avec un repli de 4,56 % sur la semaine et de 5,73 % sur le mois.
La configuration des moyennes mobiles accentue la pression : le cours évolue en dessous de la MM20 à 64,35 € (écart de -6,39 %) et en dessous de la MM50 à 62,68 € (écart de -3,89 %), plaçant le titre sous ses deux références mobiles à court et moyen terme. Seule la MM200 à 53,24 € reste nettement sous le cours, avec un écart de +13,15 %, ce qui atteste d'une dynamique de fond encore positive sur l'horizon annuel, le titre affichant par ailleurs un gain de 91,66 % sur un an. La prochaine référence graphique se situe désormais vers la résistance à 67,54 €, soit un écart d'environ 12 % au-dessus du niveau actuel.
Un bilan semestriel confiant mais une dépréciation ukrainienne qui pèse sur le sentiment
Le contexte fondamental récent est marqué par la charge de dépréciation d'environ 1 milliard de dollars annoncée sur le site ukrainien de Kryvyi Rih, dont les opérations ne peuvent reprendre en toute sécurité après une série de frappes de missiles. Ce choc comptable, survenu vendredi 25 septembre, pèse sur la perception du dossier même si le titre avait progressé ce jour-là, porté par des fondamentaux trimestriels jugés solides. Lors de la publication semestrielle du 30 juillet 2026, la direction affichait un ton positif sur les perspectives à court, moyen et long terme, évoquant des retours aux actionnaires et une qualité de résultats structurellement améliorée.
Le programme de rachat d'actions, annoncé en mai 2026 pour 614 millions d'euros et exécuté à environ 100 % au 30 juin, témoigne de cet engagement, sans que cela suffise à contrer la pression vendeuse du jour. Le RSI à 43 reste en zone neutre, sans signal de survente extrême malgré le repli récent, ce qui laisse de la marge à la baisse avant d'atteindre des niveaux qui signaleraient un épuisement vendeur. Le support enfoncé à 61,16 € constitue désormais la référence technique à surveiller pour apprécier la dynamique des prochaines séances.