L'action BIC cède près de 3 % et bute sur la résistance des 61 €
Le fabricant clichois marque le pas ce mercredi après plusieurs séances de progression. La correction intervient dans un contexte de marché parisien franchement dégradé, sur fond de regain de tensions au Moyen-Orient. Le titre reste toutefois inscrit dans une tendance de fond haussière.
Un repli qui refroidit la dynamique haussière des dernières séances
L'action BIC perd 2,79 % à 59,30 €, contre 61 € la veille. Le titre cède du terrain alors que le CAC 40 recule de près de 2 % et le SBF 120 de 1,94 %, dans un climat alourdi par les frappes américaines contre l'Iran et la riposte revendiquée par Téhéran au Koweït et à Bahreïn. Le VIX progresse de près de 13 %, à 18,22, traduisant le regain d'aversion au risque sur les marchés.
Malgré la baisse du jour, le titre affiche encore +4,04 % sur la semaine et +6,85 % sur un mois, preuve que le mouvement du jour reste une respiration après le rebond amorcé au printemps. La séance de la veille avait vu BIC figurer parmi les plus fortes hausses du SBF 120 et viser le cap des 65 €, selon notre suivi de la valeur. Le cours bute désormais sur la résistance à 61 €, exactement le niveau de clôture de mardi, qui a fait office de plafond immédiat.
Le RSI en zone de surachat freine la progression sous la résistance des 61 €
Le titre reste au-dessus de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 3,24 % sur la MM20 (57,44 €), 3,31 % sur la MM50 (57,40 €) et 10,31 % sur la MM200 (53,76 €). Cette configuration confirme l'orientation haussière du moyen terme. Le RSI, à 71, entre en zone de surachat et rend crédible une pause après la remontée continue depuis le point bas de mai. La cassure de la résistance des 61 €, plafond des dernières séances, reste la condition pour prolonger le mouvement vers les 65 € évoqués la veille.
Côté avis des analystes, Kepler Cheuvreux a maintenu le 6 juillet son opinion « conserver » avec un objectif de cours inchangé à 51 €, soit environ 14 % en dessous du cours actuel. Le cours évolue donc au-dessus de la cible du bureau d'études, ce qui explique en partie la prudence maintenue sur la valeur. Le support technique à 54,70 € matérialise la première zone d'appui en cas de poursuite de la consolidation.