L'action BNP PARIBAS ACT.A recule de 3,54% à la clôture, pénalisée par ses résultats trimestriels décevants
Le titre du géant bancaire français termine la séance du mardi 28 octobre en nette baisse, dépassant largement le repli général de l'indice CAC 40. Cette correction reflète l'accueil mitigé réservé aux résultats du troisième trimestre, publiés en séance, où le groupe a déçu sur ses principaux agrégats financiers malgré des signaux techniques positifs à court terme.
BNP PARIBAS ACT.A clôture la journée à 66,74 euros, en repli de 3,54% par rapport aux 69,19 euros de clôture de lundi. Cette baisse accélère le mouvement de faiblesse des sept derniers jours, le titre affichant une performance hebdomadaire négative de 3,42%. Le volume d'échanges demeure limité avec seulement 0,53% du capital de la banque échangé, suggérant une rotation prudente entre les positions. À titre de comparaison, le CAC 40 termine en léger repli de 0,27%, mettant en évidence la sous-performance spécifique du titre vis-à-vis de l'indice de référence. Sur une base annuelle, l'action garde cependant un gain de 2,16%, une performance elle-même décevante au regard de la progression de 9,59% du CAC 40 sur la même période. Le repli de trois mois s'établit à 15,38%, révélant une dégradation progressive du dossier depuis l'été.
La publication des résultats du troisième trimestre explique largement cette correction de fin de séance. La banque a affiché un bénéfice net de 3,04 milliards d'euros, en hausse de 6,1% sur un an, mais en retrait de 1% par rapport aux attentes du consensus. Les revenus trimestriels se sont établis à 12,569 milliards d'euros, progressant de 5,3% en glissement annuel, demeurant néanmoins sous les 12,8 milliards d'euros anticipés par les analystes. Le résultat brut d'exploitation a augmenté de 4,9% à 4,96 milliards d'euros, soit 3% de moins que prévu. Un point positif ressort néanmoins : le ratio de solidité CET 1 s'est maintenu stable à 12,5% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, malgré l'absorption d'un impact négatif de 35 points de base lié au financement du rachat de la filiale de gestion d'actifs Axa IM. Cette acquisition devrait générer des synergies de coûts et de revenus de 550 millions d'euros avant impôts d'ici 2029, pour un coût d'intégration estimé à 690 millions d'euros. L'établissement avait déjà prévenu sur le caractère «mitigé» de ce trimestre, ce qui n'a pas suffi à rallier les investisseurs qui redoutaient une copie plus solide capable de redynamiser le titre.
D'un point de vue technique, le titre émet des signaux contrastés. L'indicateur de surachat/survente RSI s'établit à 32, signalant une situation survendue susceptible d'attirer les repreneurs à très court terme. Le stochastique affiche un signal d'achat, tandis que la ligne MACD demeure en territoire négatif avec une valeur de -2,37 et une divergence d'environ -0,70 avec sa ligne de signal, reflétant un élan baissier persistant. La structure des moyennes mobiles montre le titre évoluant désormais en dessous de sa moyenne mobile 50 jours (79,14 euros) et de sa moyenne mobile 200 jours (75,27 euros), confirmant la dynamique baissière. Sur le plan des niveaux critiques, le support le plus proche s'établit à 67,93 euros tandis que la résistance se situe à 79,60 euros. Les Bandes de Bollinger enserrent le titre avec un niveau supérieur à 81,37 et inférieur à 66,65 euros, ce dernier seuil se rapprochant des niveaux actuels. La volatilité mensuelle affichée à 10,24% suggère des oscillations de prix plus accentuées dans les prochaines séances.