L'action BNP Paribas chute de 3,21 % dans le sillage de la crise politique française
Le titre BNP Paribas a terminé la séance de lundi à 75,5 €, en repli de 3,21 % par rapport à la clôture de vendredi à 78 €. Cette baisse s'inscrit dans une semaine difficile pour la banque, qui affiche désormais une performance négative de 2,63 % sur les sept derniers jours. Les volumes d'échanges sont restés modérés avec 0,35 % du capital échangé, reflétant une prudence des investisseurs face à l'instabilité du contexte. Sur une perspective plus large, l'action conserve toutefois une progression remarquable de 24,06 % sur les douze derniers mois, surperformant nettement le CAC 40 qui n'affiche que 5,71 % sur la même période.
Cette chute s'explique par la démission surprise du Premier ministre Sébastien Lecornu, annoncée dans la matinée, qui a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers français. Les banques hexagonales ont été particulièrement pénalisées, détenant d'importants portefeuilles d'obligations souveraines françaises dont les rendements ont brutalement remonté. Le CAC 40 a ainsi cédé 1,36 % dans ce climat d'incertitude politique, les investisseurs s'inquiétant des conséquences sur la capacité du gouvernement à adopter un budget d'austérité pour 2026. Cette instabilité gouvernementale, la quatrième en moins d'un an, alimente les craintes d'une paralysie institutionnelle durable.
Sur le plan technique, l'action évolue désormais très proche de son seuil de support à 75,94 €, niveau qui pourrait servir de plancher en cas de nouvelle pression vendeuse. Le RSI à 38 points indique que le titre se rapproche d'une zone de survente, suggérant une possible exhaustion du mouvement baissier à court terme. La position de l'action sous sa moyenne mobile à 50 jours, située à 79,10 €, confirme la dégradation technique récente, tandis que le maintien au-dessus de la moyenne à 200 jours (74,25 €) préserve la tendance de fond positive sur l'année écoulée.