L'action BNP Paribas chute de 4 % en une semaine, le Moyen-Orient continue d'inquiéter
BNP Paribas a terminé la semaine sur une note négative, avec un repli de 2,38 % à 82,48 euros ce vendredi. Le titre accuse désormais un recul de 3,87 % sur les sept derniers jours, dans un contexte de forte nervosité sur les marchés européens. Le CAC 40 cédait lui-même 1,40 % en séance, à 7 698 points.
Une pression vendeuse accentuée par les tensions géopolitiques et énergétiques
Le repli marqué de BNP Paribas s'inscrit dans un mouvement de correction plus large sur le secteur financier européen. AXA perdait 1,30 % et ING Groep cédait 1,26 % sur la même séance, témoignant d'une défiance généralisée à l'égard des valeurs bancaires et assurantielles. La flambée des cours du pétrole — le baril de Brent ayant franchi les 107 dollars ce vendredi, en hausse de 50 % depuis fin février — alimente les craintes d'un regain inflationniste susceptible de peser sur la croissance économique. Le prix du gaz TTF a parallèlement presque doublé sur la même période, conséquence directe du conflit en cours au Moyen-Orient. Pour les banques, un tel choc énergétique fait planer le risque d'un ralentissement de l'activité de crédit et d'une dégradation de la qualité des actifs si l'économie européenne venait à fléchir. Le VIX, indicateur de volatilité, se situait à 25,09 points au 18 mars, en hausse de plus de 12 % par rapport à la veille, confirmant un niveau de tension élevé sur les marchés.
Les prochaines échéances pour BNP Paribas seront suivies de près : la publication des résultats du premier trimestre est attendue le 30 avril 2026, suivie de l'assemblée générale programmée le 12 mai.
Des signaux techniques qui traduisent un essoufflement prononcé
Sur le plan technique, le titre BNP Paribas affiche plusieurs signaux de fragilité. Le cours a enfoncé le support situé à 84,49 euros, correspondant au niveau de clôture de la veille, et évolue désormais à proximité de la bande inférieure de Bollinger (81,04 euros). Ce franchissement à la baisse reflète une accélération de la pression vendeuse.
Le RSI (Relative Strength Index), qui mesure la dynamique de l'action, s'établit à 30, seuil conventionnellement associé à une zone de survente. Ce niveau signifie que le titre a subi des ventes importantes et rapides, sans que cela ne constitue automatiquement un signal de rebond imminent. Par ailleurs, le cours s'échange nettement sous ses moyennes mobiles à 20 jours (89,60 euros) et à 50 jours (89,65 euros), l'écart atteignant environ 8 % avec la MM50. Seule la moyenne mobile à 200 jours, à 79,48 euros, se situe encore en deçà du cours actuel, offrant un repère de soutien de plus long terme. Sur trois mois, la performance de l'action reste toutefois positive, à +2,33 %, ce qui nuance le recul récent dans une perspective plus étendue.