L'action BNP Paribas chute de 4,5 % à mi-journée, plombée par les tensions en Iran
Le titre BNP Paribas accuse un net repli ce mardi 3 mars, cédant 4,5 % à 87,94 euros en milieu de journée, dans un marché européen secoué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Sur une semaine, l'action a perdu plus de 8 %, effaçant une partie des gains accumulés ces derniers mois. La banque française reste néanmoins en hausse de plus de 17 % sur trois mois.
Un recul amplifié par le choc géopolitique au Moyen-Orient
L'action BNP Paribas souffre ce mardi d'un environnement de marché dégradé, les Bourses européennes reculant de 1 à 3 % en raison des opérations militaires en Iran et de leurs répercussions sur les marchés de l'énergie. La flambée des cours du pétrole, le Brent ayant atteint 80,14 dollars le baril, et la hausse de près de 25 % du gaz naturel européen alimentent les craintes d'un renchérissement durable des coûts énergétiques. Pour un établissement bancaire de premier plan, ce type de choc exogène pèse à la fois par le biais d'une possible détérioration de la conjoncture économique et par l'incertitude qu'il génère sur les perspectives de croissance. Le contournement du détroit d'Ormuz par les grands armateurs mondiaux accentue le risque de perturbation des chaînes d'approvisionnement et pourrait affecter les contreparties industrielles et commerciales du groupe. BNP Paribas publie ses résultats du premier trimestre le 30 avril prochain, une échéance qui pourra offrir davantage de visibilité sur l'impact réel de ce nouvel épisode de tensions internationales.
Un titre qui teste un seuil technique clé
Sur le plan graphique, le cours de BNP Paribas évolue désormais très proche de sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 88,09 euros. Le franchissement à la baisse de ce niveau, actuellement en cours, constitue un signal de fragilité technique à court terme, d'autant que le titre est passé sous sa moyenne mobile à 20 jours (93,25 euros) depuis plusieurs séances. Le RSI, à 47, se situe en zone neutre, ce qui traduit l'absence de survente mais aussi l'érosion de la dynamique haussière qui prévalait ces dernières semaines.
Le support identifié à 85,76 euros représente le prochain seuil susceptible de jouer un rôle d'appui si la pression vendeuse venait à se prolonger. Sur un horizon plus large, la moyenne mobile à 200 jours, établie à 78,86 euros, reste nettement en deçà du cours actuel, ce qui préserve la tendance de fond positive. L'assemblée générale prévue le 12 mai complétera le calendrier financier du groupe au printemps.