L'action BNP Paribas lâche 3 % à mi-journée, plombée par l'escalade Iran-USA
Le titre de la première banque française par les actifs accuse un net repli ce jeudi, dans un contexte de regain de tensions au Moyen-Orient qui pèse sur l'ensemble de la place parisienne. Le CAC 40 recule de 1,16 % en séance, tandis que BNP Paribas sous-performe nettement l'indice de référence.
Le conflit au Moyen-Orient ravive l'aversion au risque sur les valeurs financières
L'action BNP Paribas cède 3,01 % à 82,81 euros ce jeudi à la mi-journée, après avoir clôturé la veille à 85,38 euros. Ce décrochage intervient alors que l'escalade entre Washington et Téhéran s'intensifie brutalement. L'Iran a démenti toute demande de cessez-le-feu, tandis que Donald Trump a promis des frappes pendant encore deux à trois semaines, provoquant un rebond du Brent d'environ 6 % en vingt-quatre heures, autour de 108 dollars le baril.
Cette flambée pétrolière et l'incertitude géopolitique accrue pénalisent les valeurs bancaires européennes, plus exposées aux craintes de ralentissement économique en cas de conflit prolongé. Dans le secteur, ING Groep abandonne 2,45 % tandis qu'AXA limite son recul à 0,60 %. Le SBF 120 perd quant à lui 1,16 % en séance, confirmant la pression généralisée sur les grandes capitalisations françaises. Le VIX, baromètre de la volatilité, affichait 25,25 points à la clôture du 31 mars, un niveau traduisant une tension déjà élevée sur les marchés avant même la dernière escalade verbale entre les belligérants.
Des indicateurs techniques qui fragilisent le titre à court terme
Sur le plan graphique, le cours de BNP Paribas évolue désormais nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours, établie à 88,95 euros, ce qui traduit un affaiblissement de la dynamique haussière observée ces derniers mois. Le titre se rapproche en revanche de son seuil de support identifié à 80,92 euros : un franchissement à la baisse de ce niveau pourrait amplifier la pression vendeuse. Le RSI, indicateur de force relative, se situe à 50, soit en zone neutre, sans signal de survente susceptible de déclencher un rebond technique immédiat.
Sur trois mois, la performance reste positive à hauteur de 2,5 %, et le titre conserve un gain de 5,5 % sur un an. La prochaine échéance à surveiller pour les porteurs est la publication des résultats du premier trimestre 2026, programmée le 30 avril, suivie de l'assemblée générale fixée au 12 mai. Ces rendez-vous fourniront des éléments concrets sur la capacité de la banque à naviguer dans un environnement macroéconomique perturbé par les tensions géopolitiques et la remontée des prix de l'énergie.