L'action Crédit Agricole cède plus de 3 % et revient au contact de sa MM200
Le titre de la banque verte s'inscrit en net repli en séance, alors que le CAC 40 recule sensiblement dans un climat de regain de tensions géopolitiques. Le mouvement intervient quelques jours après l'annonce du renforcement au capital de Banco BPM, à un moment où la volatilité repart nettement à la hausse sur les marchés européens.
Un repli marqué qui ramène le titre au contact de ses moyennes mobiles longues
L'action Crédit Agricole cède 3,13 % à 17,05 €, dans un CAC 40 qui recule de 2,25 % et un SBF 120 en baisse de 2,16 %. Le VIX bondit de près de 20 % à 18,64, traduisant un net regain d'aversion au risque, alors que les tensions se ravivent entre Washington et Téhéran avec des frappes revendiquées de part et d'autre dans le Golfe. Le secteur bancaire concentre les cessions du jour, Société Générale reculant de 5,7 % en tête des baisses du CAC 40. Sur le plan chartiste, le titre repasse sous sa moyenne mobile à 20 jours (17,39 €), avec un écart de près de 2 %, tout en revenant pile au contact de ses moyennes à 50 et 200 jours, quasi confondues à 17,05 € et 17,04 €.
Ce croisement serré des références longues fait de la zone des 17 € un repère technique immédiat, le support identifié plus bas se situant à 16,25 €. Le RSI à 56 reste en zone neutre, signe que le repli du jour n'a pas encore basculé la configuration en zone vendeuse. Le consensus des analystes reste porteur : CIC Market Solutions a confirmé le 6 juillet son avis à l'achat avec un objectif de 22 €, soit un potentiel d'environ 29 % sur le cours actuel. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 7,6 fois les bénéfices attendus cette année et 7 fois ceux de l'exercice suivant.
Le renforcement dans Banco BPM en toile de fond d'un secteur bancaire chahuté
Sur le plan corporate, la banque verte a franchi début juillet un seuil clé dans son offensive italienne. Le groupe a notifié aux autorités transalpines détenir désormais 29,3 % du capital de Banco BPM, après avoir franchi le seuil réglementaire de 25 %. La montée s'est opérée par achats en bourse et via un instrument dérivé, avec l'objectif affiché d'approfondir les partenariats industriels dans le crédit à la consommation, l'assurance et la prévoyance.
Cette prise de participation, désormais proche du seuil d'OPA obligatoire fixé à 30 % en droit italien, prolonge une séquence dense pour le groupe : rachat de 100 % de CAWL à Worldline finalisé le 1er juillet, puis accord stratégique fin juin avec le groupe espagnol BCC-Grupo Cajamar, assorti d'une participation de 9,9 % dans sa maison mère. Le contexte de taux reste par ailleurs porteur pour la banque de détail française, avec un taux effectif moyen des crédits immobiliers longs de 3,97 % en juillet et un encours de crédits aux entreprises en progression de 2,8 % sur un an à fin mai. Le seuil des 17 € et la MM200 à 17,04 € constituent le prochain repère technique à observer en cas de prolongation du repli.