L'action Danone au plus bas d'un an, sous pression après la cassure des 60,84 €
Le groupe agroalimentaire subit une pression vendeuse persistante ce vendredi, dans un contexte de marché parisien déjà orienté à la baisse. Le franchissement à la baisse d'un seuil technique clé marque une nouvelle étape dans la dégradation boursière du titre, qui accumule les replis depuis plusieurs semaines.
Le support enfoncé en séance accentue une configuration technique déjà fragilisée
Danone cède 1,69 % à 60,34 € en séance, après une ouverture déjà dans le rouge. Le fait marquant de la matinée : Le titre a enfoncé son support à 60,84 €, et reste en dessous de ce niveau (dernier cours à 60,34 €). Ce franchissement à la baisse s'ajoute à une configuration déjà dégradée, puisque le titre évolue en dessous de ses trois moyennes mobiles. L'écart avec la MM20 à 63,83 € atteint -5,47 %, celui avec la MM50 à 67,19 € grimpe à -10,19 %, et celui avec la MM200 à 69,08 € à -12,65 %.
Le RSI à 32 traduit une pression vendeuse marquée, sans encore toucher le seuil extrême de 30, mais la dynamique reste clairement baissière. Le MACD affiche un histogramme négatif (-0,21), en ligne avec la tendance de fond. Sur la semaine, le titre recule de 2,3 %, et perd 7,51 % sur un mois. À titre de contexte, le CAC 40 cède 0,69 % en séance, mais Danone figure parmi les plus fortes baisses de l'indice.
Un free cash-flow sous pression et une dette en hausse pèsent sur les fondamentaux
La dégradation boursière s'inscrit dans un environnement fondamental nuancé. Lors de la publication des résultats du S1 2026 le 29 juillet 2026, le groupe avait confirmé ses objectifs annuels, visant une croissance comparable entre +3 % et +5 %, et signalait une progression notable de la marge des Eaux (+196 points de base à 13,3 %). Mais deux points de vigilance ressortaient nettement de ces résultats : le free cash-flow en baisse de 27,3 % à 852 M€ au premier semestre, et une dette nette en hausse à 9,0 milliards d'euros contre 8,4 milliards fin décembre 2025. Un effet de change négatif de -3,3 % pesait par ailleurs sur le chiffre d'affaires publié.
Ces éléments, combinés à la finalisation attendue au second semestre des acquisitions du groupe MADE et de Saputo Dairy Australia, dessinent un profil de trésorerie sous tension à court terme. Sur un an, le titre abandonne 18,35 %, soit l'une des performances les plus faibles de l'indice. La prochaine résistance identifiée se situe à 68,22 €, soit plus de 12 % au-dessus du cours actuel.