Le CAC 40 tient bon malgré la dégringolade des valeurs automobiles
Le CAC 40 avance de 0,41 % à 8 123,24 points ce mercredi à la mi-journée, porté par une large majorité de valeurs en hausse. Mais la séance est marquée par un décrochage brutal du secteur automobile, où Renault et Stellantis figurent en queue de peloton, à contre-courant d'un marché parisien globalement bien orienté.
Une séance à deux visages sous fond de tensions énergétiques
L'ambiance reste constructive sur Euronext, avec 27 valeurs en hausse contre 13 en baisse au sein de l'indice phare. Le SBF 120 gagne de son côté 0,43 % à 6 160,03 points en séance. En Europe, la tendance est également positive : le STOXX 600 progresse de 0,5 % à 637,33 points et le FTSE 100 de 0,61 %, tandis que le DAX avance plus modestement de 0,26 %.
La toile de fond reste dominée par les tensions au Moyen-Orient. La fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien, après une attaque de drones, a maintenu une forte pression sur les prix de l'énergie, le Brent ayant dépassé les 107 dollars le baril. Cette prime de risque géopolitique, conjuguée aux attaques persistantes en mer Rouge et à la navigation réduite dans le détroit d'Ormuz, entretient un climat d'incertitude sur les marchés, sans pour autant faire dérailler la séance parisienne. Wall Street avait, la veille, terminé en repli : le S&P 500 a cédé 0,45 % et le Nasdaq 100 0,65 % à la clôture de mardi soir.
Semi-conducteurs, BTP et acier tirent la cote
En tête des hausses, STMicroelectronics s'adjuge 2,5 % à 42,83 euros. Le fabricant de semi-conducteurs a annoncé le lancement du VD56GA, un capteur infrarouge destiné à l'habitacle automobile, mettant en avant une orientation vers les plateformes à fort volume.
Bouygues progresse de 1,9 % à 44,60 euros, soutenu par JP Morgan, qui a relevé son objectif de cours de 73 à 75 euros tout en maintenant son opinion à « surpondérer ». Le secteur du BTP se distingue également avec Eiffage, en hausse de 1,61 % à 107,40 euros.
ArcelorMittal gagne aussi 1,61 % à 64,26 euros, dans un contexte assombri : le groupe a fait état de deux morts dans une nouvelle frappe sur son site ukrainien de Kryvyi Rih. Legrand complète le haut du tableau avec une avancée de 1,54 % à 135 euros.
L'automobile lourdement sanctionnée
À l'autre extrémité, le secteur automobile subit la plus forte pression. Renault chute de 4,36 % à 28,31 euros, alors même que l'agence Moody's a relevé sa note de crédit à « Baa3 », la faisant entrer dans la catégorie « investment grade » avec une perspective stable.
Stellantis recule de son côté de 2,43 % à 4,38 euros. Le constructeur pâtit d'un abaissement de recommandation de Berenberg, passée d'« acheter » à « conserver », avec un objectif de cours ramené de 7,80 à 5,10 euros. En parallèle, sa division utilitaires Pro One a dévoilé au salon de Hanovre son nouvel écosystème connecté et un logo repensé, articulés autour de sa feuille de route FaSTLane 2030.
La technologie ferme le peloton des baisses : Capgemini abandonne 2,21 % à 106,30 euros et Dassault Systèmes 1,71 % à 20,65 euros. Carrefour cède enfin 0,92 % à 16,62 euros, dans un compartiment de la consommation exposé aux tensions inflationnistes entretenues par la flambée des cours de l'énergie.