L'action Eiffage rebondit de plus de 2 % portée par la chute du baril
Le groupe de BTP et concessions profite du net rebond du CAC 40 pour reprendre du terrain en milieu d'après-midi. Le titre francilien évolue dans un marché parisien porté par la détente géopolitique au Moyen-Orient et la chute du baril. La séance permet à la valeur de consolider plusieurs repères techniques après un mois de mai en demi-teinte.
Eiffage reprend 2,29 % à 129,40 € et accompagne le rebond du CAC 40
L'action Eiffage gagne 2,29 % à 129,40 € en séance, alors que le CAC 40 progresse de 1,15 % et le SBF 120 de 1,15 %. Le titre se hisse au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (123,55 €, écart de +4,73 %) et reste au-dessus de la MM20 à 124,48 €. La MM50 à 132,61 € demeure en revanche au-dessus du cours, soit un écart de -2,42 %, ce qui fait du seuil des 132 € la prochaine zone de friction visible à court terme. Le RSI à 49 reste neutre, en cohérence avec un titre qui sort tout juste d'une phase de consolidation (-2,52 % sur un mois).
Le mouvement s'inscrit dans un contexte de marché favorable, après l'annonce d'un accord-cadre américano-iranien prolongeant le cessez-le-feu et prévoyant la réouverture progressive du détroit d'Ormuz. Le Brent recule de 3,48 % à 84,29 $, une détente qui réduit la pression sur les coûts du carburant, paramètre suivi dans le secteur de la construction. Côté classement, Eiffage évolue dans la moyenne du CAC 40 ce lundi, loin des cycliques exposées au pétrole (Stellantis, Renault, Saint-Gobain) qui mènent la hausse.
Carnet de commandes alimenté par les contrats récents et conjoncture bâtiment dégradée
Le rebond du jour intervient après une série de signatures commerciales étalées sur les dernières semaines. Eiffage a décroché un contrat de 110 M€ à Nuremberg le 5 juin pour le remplacement de deux ouvrages d'art, après un marché de plus de 120 M€ auprès de Campus AI le 3 juin et la signature d'un partenariat de douze ans avec Arabelle Solutions (filiale d'EDF) fin mai dans le nucléaire. Le groupe figure également parmi les cinq entreprises présélectionnées par EDF pour le génie civil de l'EPR2, un programme évalué à 10 Mds€. En toile de fond, la conjoncture bâtiment en France reste dégradée : le climat construction Eurostat ressort à -17,2 en mai, la production recule de 2,8 % sur un an et les carnets de commandes se contractent (indicateur à -32).
Les permis de logements cumulés sur douze mois cèdent encore 2 %, tandis que les permis de locaux non résidentiels progressent de 4 %. Sur le segment travaux publics, la FNTP recense un repli d'activité de 10 % et des marchés conclus en baisse de 16,8 % sur trois mois. La résistance à 132,61 € (MM50) est le prochain repère technique pour prolonger le rebond engagé ce lundi.