L'action Engie recule de 2,49 % : le Brent à 107 $ secoue le secteur énergie
Le titre Engie a cédé 2,49 % ce vendredi 20 mars, terminant la séance à 26,61 euros contre 27,29 euros la veille. Ce repli s'inscrit dans une semaine difficile pour l'énergéticien, dont l'action perd 2,74 % sur sept jours. Le CAC 40, en séance, abandonnait 1,40 % à 7 698,43 points, dans un contexte de tensions accrues sur les marchés de l'énergie liées au conflit au Moyen-Orient.
La crise au Moyen-Orient secoue l'ensemble du secteur de l'énergie
La forte baisse d'Engie intervient alors que les marchés de l'énergie connaissent un choc d'une ampleur inédite. Le baril de Brent a franchi la barre des 107 dollars ce vendredi matin, affichant une progression de 50 % depuis fin février, tandis que le prix du gaz TTF a quasiment doublé sur la même période. Ces envolées sont directement provoquées par le conflit militaire en cours au Moyen-Orient, zone concentrant une part majeure des exportations mondiales d'hydrocarbures.
Cette flambée simultanée du pétrole et du gaz génère une onde de choc sur l'ensemble du secteur coté. TotalEnergies reculait de 1,85 % et Shell de 1,21 % en séance. Pour Engie, dont le profil est davantage orienté vers la distribution de gaz et la production d'électricité, la hausse brutale des coûts d'approvisionnement en gaz naturel constitue un facteur de pression à court terme, même si le groupe dispose de mécanismes de couverture. Le SBF 120 abandonnait 1,39 % à 5 832 points, témoignant d'un repli généralisé de la cote parisienne. Le VIX, indice de volatilité mesuré le 18 mars, s'établissait à 25,09, un niveau traduisant une tension élevée sur les marchés.
Un RSI en zone basse malgré une trajectoire haussière sur trois mois
Malgré le recul de cette semaine, le titre Engie conserve un parcours solide à moyen terme, avec une progression de 19,43 % sur trois mois et de près de 54 % sur un an. Le cours reste bien au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 25,94 euros, ce qui traduit une tendance de fond qui demeure orientée à la hausse. Le support technique le plus pertinent se situe à 25,47 euros, un seuil à surveiller en cas de poursuite du mouvement baissier.
L'indicateur RSI, qui mesure la vitesse et l'intensité des variations de cours, est descendu à 37, un niveau proche de la zone de survente fixée conventionnellement à 30. Ce repli rapide du RSI signale que la pression vendeuse s'est intensifiée ces derniers jours. Les prochaines échéances financières du groupe comprennent l'assemblée générale prévue le 29 avril, suivie de la publication des résultats du premier trimestre le 7 mai, deux rendez-vous susceptibles de fournir des éléments de visibilité aux actionnaires dans un environnement énergétique particulièrement incertain.