L'action Eramet bondit de près de 4% à la clôture et se rapproche de sa moyenne mobile
Le titre du groupe minier français Eramet s'est adjugé 3,96% lors de la séance du vendredi 12 décembre 2025, clôturant à 53,80 euros. Cette progression intervient dans un contexte de consolidation hebdomadaire, le titre affichant un gain de 6,54% sur sept jours et de 16,25% sur trois mois, tandis qu'il reste légèrement négatif sur un an avec un repli de 1,74%.
Une séance de rebond après une semaine positive
À la clôture, l'action Eramet affiche une progression de 3,96% par rapport à la veille, terminant à 53,80 euros contre 51,75 euros jeudi. Les volumes d'échanges sont demeurés modérés avec seulement 0,18% du capital échangé sur la journée, témoignant d'une participation mesurée des investisseurs. Le titre évolue désormais dans une dynamique hebdomadaire constructive avec un gain de 6,54% sur sept jours. Sur un horizon de trois mois, la performance atteint 16,25%, signalant une amélioration notable depuis l'annonce du plan de redressement « ReSolution » début décembre. Le cours se maintient au-dessus de son seuil de support technique à 48,82 euros, tout en restant éloigné de la résistance majeure située à 59,40 euros.Cette évolution contraste avec la performance annuelle qui demeure légèrement négative à moins 1,74%, révélant les difficultés structurelles du secteur minier face à l'effondrement des cours des matières premières. Depuis janvier 2023, le minerai de manganèse a perdu 6%, le nickel 48%, le carbonate de lithium 83%, l'ilménite 21% et le zircon 25%. Le 9 décembre, Oddo BHF a toutefois relevé son objectif de cours de 44 euros à 47 euros, tout en maintenant une recommandation « sous-performer », illustrant le scepticisme persistant des analystes malgré les efforts de redressement.
Des indicateurs techniques qui suggèrent une consolidation technique
Sur le plan de l'analyse technique, le RSI se situe à 64, un niveau qui témoigne d'un retour d'appétit des acheteurs sans être encore en zone de surachat. Cet indicateur confirme la dynamique haussière de court terme observée depuis une semaine. Le titre évolue désormais au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours établie à 51,83 euros, un signal positif de moyen terme, mais reste encore sous la moyenne mobile à 50 jours située à 55,76 euros. Ce positionnement intermédiaire suggère que le titre se trouve dans une phase de reconquête technique, devant franchir ce repère clé pour valider un retournement durable.Le MACD affiche une configuration encourageante avec un histogramme positif à 0,18, résultant d'une ligne MACD à moins 1,20 légèrement supérieure à la ligne de signal à moins 1,38. Cette divergence haussière, bien que modeste, suggère un début de retournement de momentum après plusieurs semaines de correction. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 48,44 euros en support et 55,61 euros en résistance, plaçant le titre dans la partie médiane de son canal de volatilité. La volatilité sur un mois ressort à 10,84%, un niveau contenu traduisant une stabilisation relative après les turbulences d'octobre et novembre.
Un contexte sectoriel qui reste sous pression malgré le plan de redressement
Le groupe avait annoncé le 4 décembre le lancement du programme « ReSolution », visant une amélioration de l'Ebitda de 130 à 170 millions d'euros d'ici deux ans. Un programme de « cash boost » avec un impact ponctuel de 60 à 70 millions d'euros sur le flux de trésorerie libre d'ici fin 2025 a également été précisé. Ces mesures visent à compenser la dégradation persistante des marchés des matières premières et à améliorer la génération de cash dans un environnement macroéconomique défavorable. Le Chaikin Money Flow positif à 0,02 témoigne d'un léger retour des flux entrants, signe d'un regain d'intérêt prudent des investisseurs après plusieurs mois de désinvestissement.Avec un bêta faible de 0,38, Eramet affiche une sensibilité réduite aux variations du CAC 40, ce qui explique en partie sa décorrélation avec l'indice parisien. L'indicateur Scholes génère actuellement un signal d'achat, cohérent avec le rebond observé et la reconquête progressive de niveaux techniques clés. À court terme, la trajectoire du titre dépendra de sa capacité à franchir durablement la moyenne mobile à 50 jours et de l'évolution des cours des métaux industriels, qui restent le principal déterminant de la valorisation du groupe dans un contexte sectoriel toujours incertain.