L'action Eramet parmi les plus fortes hausses du SBF 120, cap sur 46,96 €
Le groupe minier et métallurgique signe un rebond net ce mardi, dans un SBF 120 lui-même en légère progression. Le mouvement s'inscrit dans la continuité d'une dynamique haussière amorcée fin septembre, après plusieurs semaines de volatilité liée aux opérations minières en Indonésie.
Un rebond qui replace le titre au-dessus de ses deux premières moyennes mobiles
Eramet gagne 2,12 % en séance et cote à 45,32 €, se hissant parmi les plus fortes hausses du SBF 120 dans un indice en hausse de 0,33 %. Le titre repasse au-dessus de sa MM20 (44,61 €) et de sa MM50 (44,85 €), avec des écarts respectifs de 1,59 % et 1,05 %, consolidant ainsi le redressement technique amorcé lors du rebond du 21 septembre. Le RSI à 49 reste neutre, sans excès ni dans un sens ni dans l'autre, ce qui laisse de la marge dans les deux directions.
La résistance la plus proche se situe à 46,96 €, soit environ 3,6 % au-dessus du cours actuel, tandis que le support à 43,00 € offre un plancher en cas de retournement. La MM200 à 53,63 € demeure en revanche nettement au-dessus du cours, avec un écart de 15,50 % : l'effacement de ce retard de moyen terme reste un horizon lointain.
Un contexte opérationnel qui se stabilise après des mois de turbulences en Indonésie
Ce rebond de séance prend place dans un contexte plus apaisé pour le groupe, après une séquence agitée. Le redémarrage de la mine de nickel de Weda Bay, en Indonésie, après quatre mois d'arrêt en régime de maintenance avait relancé l'intérêt pour la valeur début septembre. La brève du 10 septembre documentait un bond de 3 % au moment de la reprise opérationnelle. Depuis, le titre a subi des pressions vendeuses avant de se reprendre progressivement.
Sur un an, le recul reste profond à -17,82 %, ce qui illustre l'ampleur de la correction subie depuis l'automne 2025. En dehors des tendances de marché, le groupe avait par ailleurs procédé à la nomination de Stéphanie Constand à la tête de la Direction Trésorerie et Financement, effective depuis le 1er août 2026, signal d'un renforcement de l'équipe financière dans une période de restructuration. La résistance à 46,96 € représente désormais le prochain cap à franchir pour valider la poursuite du redressement.