Le titre Eramet affiche une progression de 3,33 % à mi-journée ce mercredi 17 décembre 2025, s'établissant à 49,08 euros contre 47,50 euros la veille. Ce rebond technique intervient après plusieurs séances volatiles qui ont vu le cours osciller fortement dans un contexte sectoriel marqué par la faiblesse persistante des cours des métaux industriels. Les volumes restent contenus avec 0,05 % du capital échangé, témoignant d'une prudence des investisseurs. Le groupe minier affiche une performance négative sur la semaine écoulée, avec une baisse de 2,81 %, et reste sous pression sur trois mois avec un recul de 4,70 %. Sur un an, la décollecte atteint 6,07 %, reflet des difficultés structurelles d'un secteur confronté à l'effondrement des prix du nickel, du lithium et du manganèse. À mi-journée, l'action Eramet affiche une progression de 3,33 % et s'établit à 49,08 euros. Ce rebond intervient après une séance de repli lundi 16 décembre et une volatilité marquée en début de semaine. Le titre évolue désormais entre son seuil de support à 47,50 euros et sa résistance majeure à 54,95 euros, qui correspond à sa moyenne mobile à 50 jours située à 55,30 euros. Sur sept jours, la performance reste négative à moins 2,81 %, tandis que le recul sur trois mois s'établit à 4,70 %. Sur le plan de l'analyse technique, le RSI s'inscrit à 38, un niveau qui signale une zone de survente relative et suggère un potentiel de rebond de court terme. Le titre évolue légèrement sous sa moyenne mobile à 200 jours établie à 51,68 euros, un repère clé qu'il devra reconquérir pour valider une dynamique haussière durable. Le MACD affiche une configuration négative avec un histogramme à moins 0,06, résultant d'une ligne MACD à moins 1,32 légèrement inférieure à la ligne de signal à moins 1,26. Cette configuration témoigne d'un momentum encore fragile malgré le rebond du jour. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 47,80 euros en support et 54,87 euros en résistance, plaçant le titre dans la partie basse de son canal de volatilité à un mois de 14,31 %. Un contexte sectoriel toujours défavorable pour les métaux industriels Le groupe minier reste pénalisé par un environnement macroéconomique difficile, marqué par la baisse persistante des prix des matières premières. Depuis janvier 2023, le minerai de manganèse a perdu 6 %, le nickel 48 %, le carbonate de lithium 83 %, l'ilménite 21 % et le zircon 25 %. Cette dégradation structurelle pèse directement sur la valorisation du titre, malgré les efforts de redressement engagés par le management. Le 9 décembre, Oddo BHF a relevé son objectif de cours de 44 euros à 47 euros, tout en maintenant une recommandation « sous-performer », illustrant le scepticisme persistant des analystes. Le groupe avait présenté début décembre son programme « ReSolution », visant une amélioration de l'Ebitda de 130 à 170 millions d'euros d'ici deux ans, mais l'annonce n'a pas suffi à convaincre durablement les investisseurs. L'indicateur Chaikin Money Flow affiche une sortie de capitaux significative à moins 0,31, confirmant la prudence des opérateurs institutionnels face aux incertitudes du secteur. Avec un bêta de 0,27, Eramet affiche une sensibilité réduite aux fluctuations du CAC 40, ce qui explique en partie sa trajectoire décorrélée de l'indice parisien. Une nomination stratégique pour accompagner la transformation du groupe Ce matin, Eramet a annoncé la nomination de Laetitia Brun au poste de Directrice des Ressources Humaines du Groupe à compter du 9 février 2026. Elle deviendra membre du Comité Exécutif et succédera à Anne-Marie Le Maignan, qui a décidé de prendre sa retraite après vingt-deux années consacrées à accompagner le développement du Groupe et sa récente transformation en acteur pur des mines et métaux. Cette nomination intervient dans un contexte de repositionnement stratégique du groupe, qui mise sur l'optimisation opérationnelle et la maîtrise des coûts pour compenser la faiblesse des prix des matières premières. Paulo Castellari, Directeur Général d'Eramet, a salué l'expérience internationale approfondie de Laetitia Brun, sa compréhension des environnements industriels et sa forte capacité à conduire des transformations comme des atouts clés pour renforcer la performance du groupe. À court terme, la trajectoire du titre dépendra de sa capacité à franchir durablement le seuil de résistance à 54,95 euros et surtout de l'évolution des cours des métaux industriels, qui demeurent le principal déterminant de la valorisation du groupe dans un secteur toujours sous pression.