L'action Eurofins Scient. grimpe de 2,5 % et défie un CAC 40 en plein repli
Le spécialiste luxembourgeois des tests bioanalytiques se distingue à la mi-journée dans un CAC 40 en net repli. Le titre profite d'une rotation favorable alors que le marché parisien encaisse la rechute des semi-conducteurs et de l'automobile. La valeur se hisse aux premiers rangs de l'indice phare.
Eurofins Scient. parmi les plus fortes hausses du CAC 40 dans un marché lourd
L'action Eurofins Scient. gagne 2,33 % à 64,96 €, alors que le CAC 40 cède 0,78 % à 8 334 points et que le SBF 120 recule de 0,79 %. Le titre figure parmi les plus fortes hausses du CAC 40, à contre-courant d'un marché lesté par STMicroelectronics (-7,23 %), Renault (-5,07 %) et Schneider Electric (-4,12 %). La séance se déroule dans un climat de regain de volatilité, le VIX bondissant de 18,18 % à 19,83, sur fond de tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz et d'un ton plus restrictif des grandes banques centrales.
Le mouvement intervient après le rebond du 4 juin, qui avait déjà permis au titre de franchir une résistance technique surveillée, comme évoqué dans une brève précédente. Sur trois mois, le titre affiche un gain de 6,35 %, et de 9,18 % sur un an.
Un cours qui repasse au-dessus de ses moyennes mobiles malgré un avis prudent de BofA
Sur le plan des indicateurs, le cours évolue désormais au-dessus de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 63,22 € (écart +2,75 %), la MM50 à 62,65 € (+3,69 %) et la MM200 à 63,19 € (+2,80 %). Le RSI à 53 reste neutre, ce qui laisse de la marge avant d'aborder la résistance identifiée à 65,42 €, désormais proche du cours du jour. Côté avis d'analystes, BofA Securities a relevé hier son objectif de cours de 56 à 58 € tout en maintenant son opinion à la vente, soit un potentiel de baisse implicite proche de 11 % par rapport au cours actuel.
Cet avis prudent contraste avec la dynamique boursière du jour. La prochaine échéance technique surveillable est le seuil des 65,42 €, dont le franchissement déterminerait la poursuite ou non du mouvement haussier amorcé début juin.