Immobilier : les prix ralentissent à +4,7 % en zone euro au 1er trimestre 2026
Selon les données d'Eurostat, les prix résidentiels ont progressé de 4,7 % en zone euro et de 5,1 % dans l'Union européenne au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Ce mouvement, bien que modéré par rapport au trimestre précédent (5,1 % en zone euro), reflète des trajectoires très contrastées entre États membres.
Une hausse de 4,7 % en zone euro, en léger recul
Selon Eurostat, l'indice des prix des maisons a enregistré une hausse annuelle de 4,7 % en zone euro (EA21) au premier trimestre 2026, contre 5,1 % au quatrième trimestre 2025. En termes trimestriels (comparaison avec le T4 2025), la progression atteint 1,0 % en zone euro et 1,2 % dans l'UE. Cette modération souligne un ralentissement progressif de la dynamique immobilière depuis le pic observé à l'été 2025 (5,2 % à 5,3 % en zone euro).
L'Union européenne dans son ensemble affiche une trajectoire légèrement plus vigoureuse, avec une hausse annuelle de 5,1 % au T1 2026, contre 5,4 % au T4 2025.
Divergences extrêmes entre États membres
La dispersion des performances nationales demeure extrême. Parmi les États membres, un seul pays enregistre une baisse annuelle des prix : la Finlande (-2,0 %). À l'inverse, les plus fortes progressions se concentrent en Europe de l'Est et du Sud. Le Portugal domine avec +17,8 % (en ligne avec ses résultats antérieurs), suivi de la Bulgarie (+14,8 %, nouvelle entrée dans la zone euro) et de la Slovaquie (+14,4 %). L'Espagne et la Croatie affichent aussi +12,8 % et +14,3 % respectivement.
En trimestre-sur-trimestre, quatre États enregistrent une contraction (Belgique, Finlande, France, Hongrie, entre -0,5 % et -0,8 %), tandis que la Bulgarie (+6,2 %), le Portugal (+3,8 %) et la Slovaquie (+3,6 %) connaissent les plus fortes progressions.
Décélération générale et facteurs structurels
Ces données soulignent une décélération générale de la dynamique immobilière en Europe après le cycle de hausse qui s'était accéléré entre 2022 et 2025. La modération observée (4,7 % contre 5,1 % douze mois plus tôt) intervient dans un contexte de normalisation des taux d'intérêt, tandis que la persistance de la volatilité régionale crée des divergences majeures entre marchés saturés (Portugal, Bulgarie, Slovaquie) et zones atones (Finlande, France avec +0,1 % seulement).