CAC 40 : Carrefour s'envole de près de 5% en milieu de matinée, Paris profite du reflux du pétrole
Le CAC 40 progresse de 0,66% à 8 392,25 points ce jeudi matin, porté par une large majorité de valeurs dans le vert. La séance se déroule sur fond de détente des cours du brut, alors que les discussions techniques entre Washington et Téhéran autour du détroit d'Ormuz permettent une reprise partielle du trafic maritime dans la zone.
La dispersion est nettement favorable aux acheteurs, avec 31 valeurs en hausse contre 8 en baisse au sein de l'indice phare parisien.
Une matinée portée par la détente énergétique
L'ambiance parisienne s'inscrit dans le sillage d'une accalmie relative sur le front géopolitique. Après un nouveau round de pourparlers à Doha, les cours du Brent sont retombés vers leurs plus bas de quatre mois, autour de 71 à 72 dollars le baril, alors que les expéditions via Ormuz ont partiellement repris. Ce reflux du brut, couplé à une inflation harmonisée revenue à 2,0% en France en juin selon l'INSEE, alimente une tonalité constructive sur les places européennes.
Le mouvement dépasse les frontières hexagonales : le DAX gagne 0,43% à Francfort, le FTSE 100 avance de 0,46% à Londres et le STOXX 600 progresse de 0,51%. Wall Street avait toutefois terminé la veille en léger repli, le S&P 500 cédant 0,22% et le Nasdaq 0,66%, ce qui tempère l'enthousiasme sans l'inverser. À Tokyo, le Nikkei 225 a lui décroché de 2,47% à la clôture.
Carrefour, ArcelorMittal et la défense en tête
En tête du palmarès, Carrefour bondit de 4,84% à 16,46 euros. Le distributeur a finalisé la cession de ses activités en Roumanie au profit de Paval Holding et annoncé le versement d'un dividende exceptionnel de 150 millions d'euros, une opération saluée par le marché dans le cadre de la stratégie de recentrage du groupe.
ArcelorMittal suit avec un gain de 3,69% à 53,96 euros, tandis que Pernod Ricard rebondit de 2,61% à 63,60 euros. Euronext s'adjuge 2,27% à 144,10 euros. Le compartiment défense reste bien orienté : Thales progresse de 2,22% à 234,50 euros, poursuivant sa dynamique dans un environnement géopolitique qui demeure incertain malgré la détente ponctuelle sur les marchés de l'énergie.
Renault décroche, Schneider Electric sous pression
Au bas du tableau, Renault chute de 3,23% à 25,43 euros. Le constructeur a certes revendiqué sa place de numéro un du marché automobile français au premier semestre 2026, mais les chiffres de juin publiés par la PFA montrent que le groupe progresse moins vite que l'ensemble du marché, en hausse de 8,4% sur le mois, ce qui pèse mécaniquement sur ses parts de marché.
Schneider Electric recule de 0,94% à 274,05 euros, digérant l'annonce du rachat de Cognite pour 3,1 milliards de dollars destiné à renforcer sa filiale AVEVA, ainsi qu'une émission obligataire de 1,5 milliard d'euros. Les autres valeurs technologiques et électriques suivent : Dassault Systèmes cède 1,31%, Legrand 1,21% et Capgemini 0,88%. Un repli ciblé qui contraste avec la tonalité générale de la matinée.