L'action Eutelsat Communications rebondit mais reste en retrait de 38 % sur trois mois
Le titre de l'opérateur satellitaire d'Issy-les-Moulineaux reprend quelques couleurs en cette fin de semaine, à rebours de la tendance baissière qui le leste depuis plusieurs mois. Ce rebond s'inscrit dans un SBF 120 bien orienté en matinée, alors que le titre accumule des pertes sévères sur l'ensemble des horizons de moyen terme.
Un rebond technique qui ne comble qu'une fraction du repli trimestriel
Eutelsat Communications gagne 1,41 % à 1,55 € en séance, après avoir clôturé la veille à 1,53 €. Le rebond reste modeste au regard de l'ampleur du repli accumulé : le titre cède encore 37,94 % sur trois mois et 10,81 % sur le mois écoulé. Ce sursaut atténue marginalement la pression, sans effacer les pertes récentes.
Le SBF 120 progresse de 0,83 % en parallèle, dans une séance de début octobre qui voit le CAC 40 gagner également près d'un point de pourcentage, malgré une tension persistante sur la dette souveraine française (l'OAT 10 ans flirte avec 4,90 % au 1er octobre 2026, au plus haut de la série depuis 2002). Le rebond d'Eutelsat place le titre au rang 26 sur 120 valeurs du SBF 120, une position médiane qui ne lui confère aucun statut de meilleures performances de l'indice.
Une configuration technique dégradée, avec le RSI en zone de survente marquée
La lecture technique reste préoccupante. Le titre cote à 1,55 €, en dessous de sa MM20 à 1,76 € (écart de -11,88 %), en dessous de sa MM50 à 1,91 € (écart de -18,80 %) et en dessous de sa MM200 à 2,31 € (écart de -32,86 %) : les trois moyennes mobiles forment un plafond technique continu qui pèse sur tout rebond. Le RSI à 27 signale une configuration de survente franche, ce qui reflète l'épuisement vendeur accumulé sur plusieurs semaines, sans pour autant garantir un retournement. Le support à 1,53 €, quasiment au contact du cours de clôture de jeudi, reste le premier niveau à défendre.
La résistance suivante se situe à 1,95 €, soit un écart de plus de 25 % au-dessus du cours actuel. Dans ce contexte, l'avis des analystes et la trajectoire trimestrielle restent les deux variables à suivre pour apprécier la durabilité de ce rebond, après la révision à la baisse de l'objectif de Bernstein publiée le 1er octobre.