L'action Galp Energia chute de 11,39 % à mi-journée sur fond de déception
Le titre du groupe pétro-gazier portugais Galp Energia enregistre un repli de 11,39 % à mi-journée ce mardi 9 décembre, s'affichant à 15,36 euros contre une clôture de 17,34 euros la veille. Cette correction marque la plus forte baisse depuis mars 2020 pour le groupe coté à Lisbonne, qui affiche désormais un recul hebdomadaire de 11,57 %.
La séance s'inscrit dans un mouvement d'ampleur inhabituelle pour Galp Energia, avec une part de capital échangée de 0,58 %, témoignant d'une activité soutenue. Le titre évolue désormais largement sous sa moyenne mobile à 50 jours établie à 17,15 euros, et passe également sous sa moyenne mobile à 200 jours fixée à 16,71 euros. Sur un horizon plus large, la performance du groupe portugais demeure dans le rouge avec un recul de 2,6 % sur trois mois et une baisse de 6,26 % sur un an, là où le CAC 40 affiche une progression de 8,74 % sur la même période.
Cette chute intervient après l'annonce par Galp Energia d'un accord stratégique avec TotalEnergies concernant sa découverte de pétrole offshore en Namibie. Le groupe français acquiert 40 % de la participation opérée dans le champ de Mopane via un échange d'actifs : Galp reçoit 10 % du bloc PEL56 abritant la découverte de Venus et 9,39 % du bloc PEL91. Les marchés ont réagi négativement à cette structuration, les analystes ayant anticipé une transaction avec versement de liquidités immédiates. L'accord prévoit également que TotalEnergies prendra en charge 50 % des dépenses d'exploration et de développement initial, remboursées via la moitié des flux de trésorerie futurs de Galp sur le projet.
L'analyse technique révèle un affaiblissement marqué de la dynamique du titre. L'indice de force relative (RSI) s'établit à 37, approchant de la zone de survente fixée à 30, ce qui suggère que le titre pourrait susciter un intérêt d'achat technique à court terme si la pression vendeuse se poursuit. Néanmoins, la cassure de la moyenne mobile à 50 jours constitue un signal de faiblesse, le cours évoluant désormais 10,5 % en-dessous de ce seuil symbolique.
Le MACD affiche également des signaux baissiers avec une ligne de signal à 0,12 supérieure à la ligne MACD située à 0,06, matérialisée par un histogramme négatif de -0,06. Cette configuration traduit une perte de momentum haussier et confirme la tendance de court terme orientée à la baisse. Le flux monétaire de Chaikin (CMF) à -0,14 vient renforcer ce diagnostic en signalant des sorties de capitaux, tandant à valider la pression vendeuse observée en séance. La volatilité mensuelle s'inscrit à 6,38, un niveau modéré qui pourrait s'accroître dans les prochaines séances compte tenu de l'ampleur du mouvement du jour.
Au-delà de l'accord namibien, le contexte opérationnel du groupe demeure solide. Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre 2025 fin octobre, Galp Energia avait maintenu sa guidance annuelle et anticipait un dépassement de ses objectifs d'EBITDA et de flux de trésorerie opérationnels. La production upstream s'établissait à 115 000 barils par jour, dans la fourchette haute des prévisions. Cette assise fondamentale contraste avec la réaction du marché ce mardi, qui sanctionne essentiellement les modalités financières de la transaction avec TotalEnergies. Le titre teste désormais son niveau de support à 16,94 euros, déjà rompu en séance, et devra retrouver un équilibre au-dessus de ce seuil pour éviter une poursuite de la correction vers les plus bas annuels observés à 12,24 euros. La résistance immédiate se situe quant à elle à 18,44 euros, niveau qui semble aujourd'hui éloigné compte tenu de la dynamique baissière amorcée.