L'action Gecina à son plus bas en cinq ans, sous les 60,20 €
La foncière parisienne accentue sa chute ce jeudi, battant un nouveau record à la baisse intraday sous les 60,20 € inscrits en début de séance. Le repli intervient dans un marché parisien sous pression, le CAC 40 cédant plus d'un point en séance sur fond de tensions inédites sur la dette française.
Un plus bas de cinq ans à 60,15 € sur un RSI tombé à 20, en survente extrême
Gecina a touché 60,15 € en séance ce jeudi, battant l'ancien plancher à cinq ans de 60,20 € et prolongeant une glissade entamée depuis plusieurs semaines. Le titre perd 3,21 % par rapport à la veille (62,25 €), et recule de près de 12 % sur un mois. La configuration technique est très dégradée : le cours est en dessous de ses trois moyennes mobiles, à respectivement 8 % sous la MM20 à 65,50 €, 14,2 % sous la MM50 à 70,22 € et 17,6 % sous la MM200 à 73,08 €.
Le RSI à 20 signale une configuration de survente extrême, comparable à celle observée début septembre où il avait touché 21 sans déclencher de rebond significatif. La résistance la plus proche reste très lointaine, à 72,55 €, soit plus de 20 % au-dessus du cours actuel.
La tension sur les taux français pèse sur l'ensemble du secteur foncier
Le contexte de taux constitue une toile de fond pesante pour les foncières ce jeudi. Le rendement de l'OAT à dix ans s'établit à 4,75 %, son plus haut depuis le 28 juillet 2008, tandis que l'écart avec le Bund allemand (3,58 %) atteint près de 1,30 point de pourcentage, son niveau le plus élevé depuis 2012. Or les foncières comme Gecina sont historiquement sensibles aux taux d'emprunt d'État : la hausse du coût de financement comprime les valorisations des actifs immobiliers et alourdit le refinancement de la dette.
Le taux d'usure pour un crédit immobilier fixe de plus de vingt ans est fixé à 5,40 % au 1er octobre 2026, ce qui pèse aussi sur la demande locative et la valeur du patrimoine. Sur un an, le titre abandonne près de 30 % de sa valeur, et selon le consensus des analystes recensés, il se traite autour de neuf fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours. Le prochain chiffre de taux directeur ou tout signal budgétaire de l'exécutif français, dont le projet de budget 2027 est examiné ce jour en Conseil des ministres, sera suivi de près par les opérateurs du secteur.