L'action Interparfums cède 2,5 % et bute sur sa moyenne mobile 200 jours
Le spécialiste de la parfumerie sous licence subit une prise de bénéfices après un rebond marqué sur un mois. Le titre reflue dans un marché parisien dans le rouge, alors que la dynamique récente l'avait ramené sur un seuil technique de moyen terme suivi par les opérateurs.
Le titre revient au contact de sa MM200 après un rebond mensuel de plus de 14 %
L'action Interparfums recule de 2,22 % à 25,58 € en milieu d'après-midi, ramenée au contact de sa moyenne mobile à 200 jours située à 25,55 €. Le repli intervient après un mois nettement haussier, marqué par un gain de 14,4 % qui a permis au titre de combler une partie du retard accumulé sur un an (-25,09 %). La valeur reste au-dessus de sa MM20 (25,18 €) et garde un écart confortable avec sa MM50 (24,13 €, +6,01 %), si bien que la configuration de court terme demeure haussière malgré la consolidation du jour.
Le RSI à 64 traduit l'essoufflement du momentum après le rallye, sans atteindre la zone de surachat. Le SBF 120 cède 0,42 % au même moment, dans un climat moins porteur après les annonces des banques centrales cette semaine. Le seuil de support identifié à 22,22 € reste éloigné, tandis que la résistance à 26,88 € a été testée en séance récemment.
Une consolidation après un rebond porté par l'embellie sectorielle en Chine
Le repli succède à plusieurs semaines de redressement, entamé fin mai après un creux pluriannuel. Le titre avait gagné 4 % le 12 juin et défié sa résistance des 27,70 €, avant de marquer une première pause hier. Le contexte sectoriel reste un appui : les ventes au détail de cosmétiques en Chine ont progressé de 4,7 % sur un an en avril 2026, un environnement plus favorable pour un groupe exposé à ce marché via ses licences.
Lors de la publication des comptes 2025 le 22 janvier 2026, la direction tablait sur une marge opérationnelle entre 19 % et 19,5 % et anticipait une quinzaine d'extensions de lignes en 2026, tout en signalant une visibilité faible pour l'exercice en cours et un possible impact du change euro/dollar. La progression de 13,39 % sur trois mois témoigne du regain d'intérêt pour la valeur depuis le point bas de mai, sans pour autant gommer la baisse annuelle. Les prochains comptes semestriels seront le prochain rendez-vous chiffré attendu par les opérateurs pour valider la trajectoire de marge.