L'action Interparfums recule de 2,74 % à la clôture sur fond de tendance baissière
Le titre Interparfums a clôturé la séance du lundi 8 décembre en repli de 2,74 %, s'établissant à 24,84 euros contre 25,54 euros la veille. Cette baisse intervient dans un marché parisien quasi-stable, le CAC 40 ayant cédé seulement 0,08 % à 8 108,43 points. Le spécialiste des parfums sous licence poursuit ainsi sa trajectoire baissière entamée depuis plusieurs semaines, dans un contexte de visibilité réduite sur ses perspectives à moyen terme.
La séance du lundi 8 décembre s'est soldée par un recul marqué du titre Interparfums, qui a abandonné 2,74 % pour s'établir à 24,84 euros. Les échanges sont restés modestes, avec une part de capital échangée de seulement 0,06 %, témoignant d'une prudence des investisseurs. Sur sept jours, le titre affiche néanmoins une progression de 1,55 %, suggérant un léger rebond technique après les fortes corrections précédentes. Cette performance contraste toutefois nettement avec les performances trimestrielle et annuelle : le titre accuse une chute de 17,86 % sur trois mois et un plongeon de 32,7 % sur un an, soit une sous-performance abyssale par rapport au CAC 40 qui gagne 9,18 % sur la même période. Le cours actuel de 24,84 euros place l'action au-dessus du seuil de support identifié à 22,74 euros, mais bien en-deçà de la résistance située à 29,52 euros.
L'analyse technique révèle une configuration défavorable pour le titre du parfumeur. Le cours évolue nettement sous sa moyenne mobile à 50 séances (MM50), établie à 27,32 euros, et encore plus éloignée de sa MM200 à 33,26 euros, confirmant une tendance baissière de fond bien installée. L'écart de près de 5,90 euros entre ces deux moyennes mobiles traduit une pression vendeuse structurelle. Le RSI à 41 se situe en zone neutre, proche du seuil de survente de 30, ce qui suggère que le titre pourrait approcher d'un potentiel point de rebond technique sans pour autant confirmer un retournement. L'indicateur MACD affiche également des signaux mitigés : avec une ligne MACD à -0,93 et une ligne de signal à -1,14, l'histogramme positif à 0,21 laisse entrevoir une légère amélioration de la dynamique à court terme, mais la configuration générale reste négative. La volatilité élevée sur un mois (13,22) témoigne de l'incertitude qui règne sur la valeur.
Sur le plan fondamental, le titre continue de digérer l'annonce du 19 novembre dernier, lorsque la société avait abaissé son objectif de chiffre d'affaires 2025 à 890 millions d'euros contre 900 millions d'euros précédemment, et surtout renoncé à fournir des prévisions chiffrées pour 2026. Cette absence de visibilité avait provoqué un plongeon de près de 9 % en une séance, marquant un tournant dans le sentiment des investisseurs. Le groupe doit également composer avec plusieurs vents contraires : un environnement géopolitique et économique dégradé, un impact négatif des taux de change euro-dollar estimé à une vingtaine de millions d'euros, et la fin du contrat de licence Boucheron fin 2025. Le CMF (Chaikin Money Flow) à -0,17 confirme des flux sortants sur le titre.