L'action Kering chute de plus de 10 % en séance après un nouveau recul de 8 % de Gucci
Le titre du groupe de luxe subit ce mercredi un décrochage brutal, perdant plus de 10 % à 251,35 euros en séance. Cette chute survient au lendemain de la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, qui confirme les difficultés persistantes de la marque phare du groupe. Le CAC 40 recule de 0,63 % en séance, tandis que LVMH cède près de 1 %.
Le recul de Gucci sanctionné, malgré la percée de la joaillerie
La correction est directement liée à la publication, mardi, du chiffre d'affaires trimestriel de Kering, qui ressort stable sur la période. Si le groupe parvient à une forme de stabilisation globale, le détail par marque révèle des écarts importants. Kering voit Gucci, sa principale enseigne, afficher un nouveau repli de 8 % en données comparables, pesant lourdement sur la perception du marché. À l'inverse, la division joaillerie a enregistré une croissance de 22 %, atteignant un niveau historique, tandis que l'activité lunetterie signe son meilleur trimestre. Parallèlement, trois transactions majeures — dans la beauté, la joaillerie et l'immobilier — ont été finalisées, renforçant le bilan du groupe et clarifiant ses priorités stratégiques. Mais ces avancées ne suffisent pas, à ce stade, à compenser la déception liée au moteur historique du groupe.
Ce même mercredi, deux banques ont révisé à la baisse leurs objectifs de cours. UBS a abaissé sa cible de 300 à 271 euros, tout en maintenant un avis neutre. Deutsche Bank a réduit son objectif de 290 à 280 euros, conservant également sa recommandation à conserver. Aux niveaux actuels, ces cibles impliquent toutefois un potentiel de rebond compris entre 8 % et 11 % par rapport au cours de 251,35 euros.
Un signal technique dégradé après la cassure de niveaux clés
Sur le plan technique, la chute du jour ramène le titre nettement sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, situées respectivement à 264,40 et 267,31 euros. Ce double franchissement à la baisse constitue un signal de fragilité marquée, d'autant que le cours évolue désormais dans la partie basse de ses bandes de Bollinger, à 40 % de l'intervalle entre la borne inférieure (228,62 euros) et la borne supérieure (284,83 euros).
Le niveau de support le plus proche se situe à 232,60 euros. La résistance immédiate, elle, correspond à l'ancienne zone des 280 euros, soit le cours de clôture de la veille, désormais redevenu un plafond technique. Le repli de plus de 19 % sur trois mois illustre la tendance baissière qui prévaut depuis le début de l'année, malgré une performance encore positive sur un an (+47 %). La volatilité mensuelle s'établit à 11,56, un niveau qui traduit l'amplitude des mouvements récents sur le titre. L'assemblée générale prévue le 28 mai prochain constituera le prochain rendez-vous surveillé pour évaluer la feuille de route du groupe.