L'action Kering s'envole de près de 5 % et casse une résistance clé
Le titre du propriétaire de Gucci accélère franchement dès les premiers échanges, dans un CAC 40 nettement orienté à la hausse. La valeur figure aux avant-postes de l'indice parisien, le luxe européen retrouvant des couleurs après un printemps heurté. Le mouvement s'accompagne pourtant d'un nouvel avis prudent émis par un broker la veille.
Le titre prend la deuxième place du CAC 40 et revient au contact de sa moyenne 200 jours
L'action Kering gagne 4,49 % à 270,85 € à l'ouverture, juste derrière Stellantis dans un peloton de tête dominé par les valeurs cycliques et le luxe (Renault, Safran et LVMH suivent dans le top 5). Le titre se hisse parmi les plus fortes hausses du CAC 40, alors que l'indice parisien progresse de 1,49 %. La hausse du jour porte le gain hebdomadaire à 8,75 % et la performance sur un mois à 14 %, après plusieurs séances de reprise documentées dans une brève du 9 juin.
Sur le plan des repères techniques, le cours franchit nettement le seuil de résistance à 259,20 €, qui faisait office de plafond ces dernières semaines. Il évolue désormais 9,17 % au-dessus de la MM20 (248,09 €) et vient buter sur la MM200 à 274,75 €, encore 1,42 % au-dessus du cours. Le RSI à 59 reste dans une zone neutre, signe que la dynamique haussière n'est pas encore en surchauffe.
Berenberg réduit son objectif à 175 € malgré la reprise du cours
Berenberg a abaissé son objectif de cours sur Kering de 190 € à 175 € le 11 juin, en maintenant un avis à la vente. La cible révisée ressort 35 % en dessous du cours d'ouverture, illustrant l'écart de lecture entre le redressement boursier récent et la prudence d'une partie des analystes sur la trajectoire bénéficiaire du groupe. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 40,8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 27,3 fois ceux de l'exercice suivant.
La hausse de 4,49 % du jour porte la performance sur trois mois à +4,72 % et prolonge la séquence de reprise enclenchée fin mai, après le passage du titre sous 232 € à la mi‑mai. Le franchissement de la résistance des 259,20 € place désormais la moyenne mobile 200 jours, à 274,75 €, comme prochain repère technique sur la séance.