L'action Legrand grimpe de plus de 3,5 % et prend la tête du CAC 40
Le spécialiste des infrastructures électriques poursuit son redressement dès les premiers échanges, sur fond de regain d'appétit pour les valeurs cycliques. Le titre confirme la dynamique amorcée la veille et consolide sa position au sommet de l'indice parisien.
Le titre reprend la tête du CAC 40 et signe sa meilleure semaine depuis le printemps
L'action Legrand gagne 3,72 % à 150,40 €, en tête du CAC 40 dès l'ouverture, alors que l'indice progresse de 0,43 %. Le mouvement prolonge le rebond de près de 6 % enregistré la veille, qui avait déjà placé le titre au sommet de l'indice. Sur la semaine, la valeur affiche désormais une progression de plus de 10 %, effaçant la quasi-totalité du repli amorcé depuis le sommet historique du 7 mai. La performance se construit dans un marché parisien soutenu par le reflux des prix du pétrole et l'apaisement géopolitique consécutif au mémorandum signé entre Washington et Téhéran.
Airbus (+2,87 %) et Schneider Electric (+2,62 %) accompagnent la hausse, signe d'un regain d'intérêt pour les cycliques industrielles. Sur un an, Legrand conserve un gain de plus de 35 %. Le contexte reste porteur côté activité : la croissance externe s'est accélérée avec l'acquisition de l'américain Girtz Industries annoncée le 10 juin, sixième opération de l'année dans le sillage de SRS Power Engineering en Malaisie. Ces deux dossiers ciblent les datacenters, segment où le groupe limougeaud continue de muscler son exposition.
Le franchissement de la MM50 confirme la reprise technique après le creux de mi-juin
Le rebond a été initié alors que le RSI était tombé à 29 le 15 juin, en zone de survente, après la cassure du support à 143,80 € début juin. Le titre repasse aujourd'hui au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (148,51 €), avec un écart de 1,27 %, et conforte sa position au-dessus des MM20 (144,69 €) et MM200 (139,54 €). Le RSI revient à 51, en territoire neutre, ce qui laisse de la marge avant un éventuel signal de surchauffe.
La prochaine zone de friction se situe à 157,40 €, niveau qui avait servi de plafond au printemps avant l'inscription du record à 166,95 € le 7 mai. La conjoncture du bâtiment reste un point de vigilance de fond, avec un climat construction France à -17,2 en mai et une production en repli de 2,8 % sur un an, mais l'exposition croissante du groupe aux datacenters et à la transition énergétique continue de dégager Legrand de la dépendance au cycle résidentiel européen.