L'action LVMH accuse un recul de 8,19 % sur la semaine
L'action LVMH a terminé la semaine écoulée à 546,90 euros, enregistrant un recul de 8,19 %. Cette baisse s'inscrit dans une tendance négative plus longue, avec un repli de 11,62 % sur trois mois et de 23,32 % sur un an. La publication des résultats annuels et des ajustements d'objectifs de cours par plusieurs analystes ont marqué cette période.
Des résultats 2025 publiés dans un environnement difficile
Le géant du luxe a dévoilé ses ventes annuelles 2025 le 27 janvier, atteignant 80,8 milliards d'euros avec un résultat opérationnel courant de 17,8 milliards d'euros. Le groupe a maintenu une croissance organique de 1 % au quatrième trimestre, témoignant d'une certaine résilience face aux turbulences économiques et géopolitiques mondiales.
Ces chiffres interviennent alors que le secteur du luxe fait face à un ralentissement de la demande, particulièrement en Asie. Malgré ce contexte perturbé, le management a souligné la capacité du groupe à préserver ses marges opérationnelles dans un environnement moins porteur que les années précédentes. L'assemblée générale est programmée pour le 23 avril 2026, tandis que le détachement du solde du dividende 2025 interviendra le 30 avril prochain.
Les analystes abaissent leurs objectifs dans un marché sous pression
Deux révisions d'objectifs de cours ont été publiées le 29 janvier par des établissements financiers. UBS a ramené sa cible de 725 à 706 euros tout en maintenant sa recommandation d'achat, tandis que Landesbank Baden-Württemberg a ajusté son objectif de 655 à 620 euros, conservant également son conseil d'achat sur le titre.
Sur le plan technique, le titre évolue désormais nettement sous ses moyennes mobiles à 20 jours (605,27 euros) et à 50 jours (619,53 euros), signalant une pression vendeuse marquée. Le RSI s'établit à 19, un niveau historiquement bas qui traduit une situation de survente prononcée et pourrait suggérer un épuisement des vendeurs à court terme. La volatilité sur un mois ressort à 11,13 %, reflétant l'incertitude des investisseurs dans un secteur confronté à des vents contraires structurels.