L'action LVMH décroche de 21,5 % en trois mois et frôle son plus bas de 6 ans
Le numéro un mondial du luxe se replie en séance, dans un marché parisien qui cède du terrain. Le titre s'éloigne du plancher inédit qu'il avait touché au début du mois.
Un repli de 2 % à l'écart des autres valeurs du luxe
L'action LVMH cède 1,91 % à 389,40 € en séance, alors que le CAC 40 recule de 1,33 %. Le titre figure dans le peloton de queue de l'indice, devant Stellantis, Accor ou Airbus qui reculent bien plus. Dans le secteur, Kering perd 1,89 %, tandis qu'Hermès ne cède que 0,30 %. Sur la semaine, LVMH reste pourtant en hausse de 2,47 %, ce qui contraste avec un repli de 21,35 % sur trois mois.
Les dernières publications éclairent ce contexte : les ventes du troisième trimestre, publiées le 12 octobre, affichent une croissance organique de 1 %, la mode et maroquinerie reculant de 5 %. Lors de ces résultats neuf mois 2026, le groupe a cité parmi les risques le ralentissement de la demande en Chine et l'effet de change, négatif de 3 % sur la période. Il a aussi mis en avant la croissance de 8 % de l'horlogerie-joaillerie et les gains de parts de marché de Sephora.
Le support à 379,50 €, testé le 13 octobre, à 2,5 % sous le cours
Sur le plan des niveaux, le cours est au contact de sa MM20 (390,58 €), alors qu'il reste nettement en dessous de la MM50 (421,16 €), à 7,5 % d'écart. Le titre n'est plus qu'à environ 2,5 % de son support à 379,50 €, qu'il avait cassé le 13 octobre en signant un plus bas de six ans. Les tensions sur la dette française, avec une OAT à 10 ans autour de 4,79 % selon le dernier relevé de la Banque de France, forment la toile de fond de la séance parisienne.
Le groupe fait enfin l'objet d'un programme de rachat d'actions : 2,4 Md€ ont été rachetés sur douze mois, soit 1,3 % de la capitalisation, selon la dernière déclaration lue, datée du 25 septembre. Côté calendrier, le support de 379,50 € reste le seuil à suivre pour le titre.